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jeudi 26 mai 2011

Sauce aux champignons

Une sauce fine qui arrosera avec gourmandise les céréales ou les légumes à la vapeur. Chaude, légère et de "toutes saisons", elle se prépare en moins de 15 minutes.  On pourra la décliner à l'envi : l'épaissir en la mixant, la lier avec de la purée d'oléagineux ou de la crème de soja pour plus d'onctuosité, l'agrémenter de tomates séchées hachées... Bref c'est un basique comme je les aime.


Recette
Pour 4 à 6 personnes
500 g de champignons - 1 oignon - 250 ml de bouillon de légumes - 1 cuiller à soupe de farine -1 cuiller à soupe d'huile d'olive - 150 ml de vin blanc* -  1 brin de thym - 1 brin de romarin - 1 feuille de laurier sauce - 1 cuiller à café de moutarde de Dijon - 1 cuiller à soupe de margarine - 1,5 cuiller à soupe de persil haché -sel, poivre
Emincer les champignons. Hacher l'oignon. Délayer la cuiller de farine avec le bouillon de légumes.
Dans une cocotte, faire chauffer l'huile d'olive. Ajouter l'oignon, faire blondir. 
Déglacer avec le vin blanc. Laisser réduire de moitié. Ajouter le bouillon de légumes, le thym, le romarin, la feuille de laurier sauce, les champignons et la moutarde. Porter à ébullition, couvrir à moitié, et laisser mijoter à petit feu jusqu'à ce que les champignons soient tendres. 
Retirer les aromates, ajouter la margarine et le persil. Bien mélanger. Assaisonner selon goût.

* j'ai choisi le Chardonnay, végétal et bio, de mon partenaire Terroirs Vivants - La Marouette.
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mardi 9 novembre 2010

Faire ses épices, 3 recettes : Masala, Panch Phoron et Spécial "Pâtisserie"


Une fois réduites en poudre, les épices s'éventent et perdent leurs arômes. C'est pour cela que les mélanges d'épices "maison", fraîchement moulus, développent un arôme exceptionnel. Si exceptionnel qu'ils peuvent même s'offrir, conditionnés dans de jolis pots ! Pour les réaliser, nul besoin d'être un cuisinier averti.
Certains mélanges sont bien définis. Par exemple, le 5-épices asiatique mêle cannelle, poivre de Sichouan, badiane, graines de fenouil et clous de girofle. Ici, trois autres mélanges classiques sont présentés : un Masala, un Panch Phoron et un Spécial "pâtisserie". 

 De gauche à droite : Spécial "Pâtisserie", Masala Sukha et Panch Phoron à ma façon

Leurs recettes sont personnalisées, même si elles se veulent standard. Et si la mouche des épices vous pique, n'hésitez pas à développer vos propres mélanges, en augmentant ou en réduisant telle ou telle quantité de graines, en ajoutant une nouvelle épice, ou carrément ou inventant un cru de toute pièce...
Il est conseillé de ne garder ses mélanges qu'un mois. Préférez donc les petits aux grands pots !


Dans le mélange spécial "Pâtisserie", j'ai mis de la poudre de gingembre home-made. Si vous avez un déshydrateur, je vous conseille d'essayer, car cela vaut vraiment le coup. Le gingembre est d'une fraîcheur incomparable : rien à voir avec le goût plus ou moins cartonné des poudres du commerce ! Trois belles racines sont nécessaires pour réaliser un petit pot. 
Le procédé est le suivant :
1. Peler puis trancher finement les racines.
2. Répartir sur des grilles du déshydrateur (2 grilles avec un Excalibur)
3. Laisser déshydrater une nuit à 41°C. Les tranches doivent être dures.
4. Réduire en poudre dans un mini-hachoir ou un broyeur à graines (je prends le broyeur du Soyabella).
5. Filtrer à l'aide d'une passette pour débarrasser la poudre d'éventuels morceaux grossiers et de filaments.
6. Mettre en pot.


Les recettes des mélanges Masala, Panch Phoron et Spécial "Pâtisserie" sont publiées dans la revue Ecolopop.

Pour les lire,
cliquez ici.
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mercredi 27 octobre 2010

Galettes à l'épeautre et leur béchamel de pois chiche / Spelt Pancakes With Chick Pea Bechamel

Après les galettes aux pois cassés à l'indienne et les galettes vertes aux haricots blancs, voici une recette de galettes à base de céréales en grains. Cette fois, les légumineuses se retrouvent dans une sauce béchamel originale.
La recette des galettes à l'épeautre se veut relativement basique. Elle permet de multiples variantes selon les goûts et les saisons. On pourra par exemple remplacer les graines d'épeautre par celles de sarrasin pour une recette sans gluten. Dans ce cas, faites tremper les graines 8 h en changeant l'eau à mi-trempage. On pourra également ajouter 2 cuillerées de légumes hachés et prélablement sués à la sauteuse, du tofu écrasé, des herbes aromatiques, etc. Les amandes trempées peuvent enfin être remplacées par de l'okara d'amande, le résidu obtenu après réalisation d'un lait d'amande maison.


La recette est publiée dans la revue Ecolopop.

Pour la lire,
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mardi 28 septembre 2010

Steak de céleri et sa sauce Tartare / Celery Steak & Tartar Sauce

Il n'y a pas à dire, le meilleur des steaks est celui de céleri-rave. Il n'implique pas la mort ni la souffrance d'un animal, il ne participe pas au réchauffement de la planète, il est bon pour votre santé et crée un joli effet de surprise quand il arrive sur la table. De quoi le déguster dans la bonne humeur... Nul besoin de se demander s'il est saignant ou à point car il penche plutôt vers le "fondant". Très accommodant, il se mêle facilement avec la plupart des légumes, des céréales et des légumineuses. Si le goût de céleri vous déplait, n'hésitez pas à essayer la recette avec d'autres racines ou tubercules.


J'ai servi ces steaks végétaux avec une purée de pommes de terre à l'okara, additionnée d'une feuille de nori ciselée. Et pour relever le tout, j'ai créé une sauce Tartare à base de tofu soyeux. C'était aussi une manière d'inaugurer mon premier bocal de cornichons de l'année. Les cornichons suédois sont énormes, comme vous pouvez le remarquer sur la photo. Quand ils sont crus, leur goût s'apparente à celui des concombres de jardin - j'adore !


Recette
pour les steaks : 1 céleri-rave moyen - eau salée - huile d'olive - sel, poivre - facultatif : chapelure ou panure de votre choix
pour la sauce Tartare : 175 g de tofu soyeux - 1,5 cuiller à soupe d'huile de colza - 3 cuillers à soupe de cornichons (ou moitié-moitié avec des câpres) - 1/3 cuiller à café de moutarde - 2 à 4 cuillers à café de persil haché - 1 à 2 cuillers à café d'aneth hachée - sel, poivre
Couper le céleri en tranches d'environ 1 cm d'épaisseur. Retirer la peau. Faire blanchir dans de l'eau salée pendant 5 minutes. Egoutter et réserver.
Dans le bol d'un mixer (ou d'un Soyabella), combiner tous les ingrédients de la sauce. Mixer. Ajuster les quantités d'herbes aromatiques, de sel et de poivre selon goût.
5 minutes avant de servir, éventuellement rouler les tranches de céleri dans la chapelure/panure. Faire dorer chaque face dans une poêle chaude, avec une cuillerée d'huile. Saler, poivrer.


Dans tout juste deux mois aura lieu le Paris Vegan Day à la Bellevilloise. Au programme des conférences, des ateliers de cuisine, des concerts, des animations, une galerie de photos, des stands... La journée sera chargée en rencontres et découvertes ! Vous pourrez m'y retrouver, j'y proposerai une conférence sur la cuisine française... façon végane bien sûr ! En parallèle, je prépare un livret de recettes traditionnelles françaises que je mettrai en ligne à partir de la fin novembre. Si vous avez en tête des petits plats que vous aimeriez retrouver en version végétale, n'hésitez pas à m'en faire part : je plancherai sur le sujet.
En attendant, je vous laisse avec Radiokatpat...

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lundi 13 septembre 2010

Beurre de tofu - sans huile de palme ! / Tofu butter

English version below

L'huile de palme est vivement critiquée depuis quelques années. Sa culture encourage la destruction des forêts primaires en Asie du sud-est, et notamment en Malaisie - ces mêmes forêts où vivent les orang-outans. Quelques entreprises bio s'engagent dans des projets de replantation, néanmoins, l'huile de palme reste si omniprésente dans l'alimentation moderne qu'il est préférable de la boycotter autant que possible. On retrouve de l'huile de palme dans de nombreux aliments préparés (biscuits, pizzas, crèmes...) mais également dans des produits cosmétiques et d'entretien. Il faut aussi savoir qu'une part majeure d'huile de palme est destinée à la fabrication de tourteaux, pour nourrir les animaux d'élevage. Tandis que la production de biocarburants à base de palme devient une nouvelle manne pour la Malaisie. Décidément, l'huile de palme contenue dans les biscuits n'est que la surface de l'iceberg !
La meilleure manière de consommer une margarine sans huile de palme est encore de la faire soi-même. On peut par exemple faire fondre de l'huile de coco avec de l'huile d'olive, du lait de soja, un peu de lécithine de soja et de sel. Ou encore faire un beurre de tofu, lequel sera sans acides gras saturés.


La recette du beurre de tofu est publiée dans la revue Ecolopop.

Pour la lire,
cliquez ici.

Merci à Mamapasta pour ses précieuses informations concernant les effets sur la santé de l'huile de palme. Sur son blog, vous pourrez d'ailleurs découvrir une super recette de Pâte à tartiner chocolat-noisette, sans huile de palme.
Autre post sur l'huile de palme .

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For the French magazine Ecolopop, I made a tofu butter. It is a good alternative to traditional margarines that usually contain palm oil (more information about the palm oil debate on this page).


To read the recipe,
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lundi 10 mai 2010

Moutarde Zéphyr / Mustard Zephyr

English version below

Cette moutarde à l’ancienne réveillera délicieusement les vinaigrettes printanières et autres plats de saison. A la fois tonique et peu acide, elle développe des arômes frais de poivre vert, de zeste de citron et de cumin. Elle se réalise en un tournemain et se décline en une version douce ou ultra-forte.


Cette recette sans gluten est publiée dans le revue Ecolopop.

Pour la lire, 
cliquez ici.

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This French mustard wakes up any Spring vinaigrettes or many other seasonal dishes. Tonic and lightly sour, it develops the fresh  flavors of  lemon zest, green pepper and cumin. Quickly made, this gluten-free mustard can be as strong as you like.
The recipe is published in the internet magazine Ecolopop.


To read it (in French),
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lundi 3 mai 2010

Pain perdu sans oeufs / No-Egg French Toasts

English version below

En retirant simplement les oeufs de la recette du pain perdu, la pâte devient plus fade. C’est alors que l’on ouvre la porte à de nouveaux parfums qui s’installent confortablement... Si confortablement qu'ils rendront les oeufs bien obsolètes. A vous de vous laisser envahir par vos parfums préférés : vanille, amande, zeste d’agrumes, café, eau de fleur d’oranger, épices… La recette est aussi versatile que facile. Trois choses sont sûres : 1. les gourmands adoreront. 2. vous n'aurez jamais assez de pain rassis. 3. les poules pondeuses vous remercieront !


Pour le pain de mie, j'ai repris une recette publiée dans Pain maison, spécial machine à pain de Cathy Ytak, en changeant à peine les ingrédients (235 ml d'eau, 50 ml de lait de seigle, 450 g de farine de blé T65, 2,5 cuillers à café de levain déshydraté, 3/4 cuiller à café de sel, 2 cuillers à soupe d'huile d'olive, 20 g de sucre de canne, 1 cuiller à café de jus de citron - programme "pain blanc"). Le pain était spectaculaire : c'était le meilleur pain de mie végétal que je n'avais jamais mangé, et pour un bon rapport qualité/prix si je compare avec les pains de mie des magasins bio.

La recette de ces pains perdus est publiée dans la revue Ecolopop.

Pour la lire,
cliquez ici.


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French Toasts are a very popular way to use stale bread in France. Every family has got its favorite recipe but most of these recipes have got a common ingredient: the eggs. If you remove these eggs, the batter becomes insipid. It is our moment to welcome new flavors, that will settle comfortably... And will make the eggs obsolete. Choose your favorite flavors: nuts, citrus zest, coffee, vanilla, spices... You will be sure of three things: 1. the gourmands will love. 2. there will never be enough of stale bread. 3. the hens will thank you!
This recipe is published in the internet magazine Ecolopop.

To read it (in French),
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mardi 27 avril 2010

Variations autour du lait d'avoine "maison" / Home-made Oat Milk


English recipe below
Contrairement aux laits de soja et d'oléagineux dont les recettes sont spécifiées dans la brochure du Soyabella, et dont les résultats m'ont convaincue dès les premiers essais, le lait d'avoine "maison" m'a demandé un peu plus d'attention. Réalisé à chaud, à partir de graines, il était bon, mais trop crémeux pour convenir à toutes les occasions. Tandis que la fonction à froid, à partir de flocons, avec le tamis "lait de riz", ne produisait qu'un lait un peu trop aqueux à mon goût. Qui plus est, il était nécessaire de le filtrer à l'aide d'une étamine. Obtenir un lait aqueux avec des flocons n'était pas en soi si étonnant : la brochure du Soyabella conseille de faire tremper un verre doseur soit 13 cl de graines pour 1 l d'eau. Or 1 verre doseur de graines d'avoine pèse environ 90 g tandis qu'1 verre doseur de flocons ne pèse que 45 g. J'ai donc essayé de ne plus me baser sur le volume du verre doseur, mais de mesurer 90 g de flocons. Le lait possédait enfin un goût parfait, sans arrière-goût d'eau. Toutefois, il avait gardé sa consistance "poudrée", tout simplement parce que le tamis "lait de riz" ne lui convenait pas. En choisissant le tamis fin pour "lait de soja", la lait n'a plus besoin d'être filtré.

Lait d'avoine-tournesol-courge, spécialement préparé pour un Gratin dauphinois printanier

Recette
90 g de flocons d'avoine - 1 l d'eau - facultatif : 1 pincée de sel et 1 petite cuiller à café de sirop d'agave
Faire tremper les flocons dans de l'eau fraîche pendant 2 h à 6 h. Verser l'ensemble dans le tamis "lait de soja" du Soyabella, laisser égoutter. Verser 1 l d'eau fraîche dans la cuve du Soyabella. Positionner le tamis sur la tête du Soyabella puis la tête sur la cuve. Brancher et sélectionner la fonction MILL (appuyer sur le bouton 7 à 9 fois, selon le temps de trempage). Selon goût, ajouter sel et sirop d'agave au lait.
A conserver jusqu'à deux jours au réfrigérateur.

Ce lait fait figure de boisson "maison" idyllique. Il est très pratique car ses temps de trempage et de réalisation sont réduits. De plus, comme on choisit la fonction à froid, il peut être servi aussitôt. Son goût est proche du lait d'avoine du commerce, en plus délicat. Quant à son coût, il est particulièrement faible.
On peut aussi créer de multiples variantes. J'apprécie par exemple de remplacer les flocons d'avoine par des flocons d'orge. De même, je parfume très souvent mes laits de céréales à base de flocons avec des oléagineux. Il suffit de remplacer 20 à 50 % du poids de flocons par des oléagineux. Pour obtenir le lait, le procédé ne change pas. Le lait orge-tournesol et le lait avoine-cajou sont par exemple de véritables délices.
L'okara de ces laits s'insére dans des pâtes à pain, à tarte et à gâteaux. Ils enrichissent également des puddings express (tout simplement à base de porridge parfumé et refroidi) ou encore des rôtis de noix. L'okara étant humide, pensez à ajuster les volumes de liquide dans vos recettes.

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In the leaflet I received with my Soyabella, I could read how to make a soy or a nut milk. As soon as I tried them, I was already satisfied. I had more difficulties with the oat milk, as its recipe wasn't specified. After various experiments, I found the recipe I preferred: I used rolled oats and selected the cold process of the machine (as for nut milk).

Recipe
90 g of rolled oats - 1 l of water - optional: 1 pinch of salt and 1 tsp of agave nectar
Soak the rolled oats in water for 2 to 6 hours. Pour into the thin sieve of the Soyabella. Let drain. Pour 1 l of water in the bowl of the Soyabella. And fix the parts of the machine together. Plug and select MILL 7 to 9 times on. The milk will be made in 1 minute. 

You can choose other rolled grains like barley or combine the grains with nuts (20 to 50 %). For instance, I appreciate a lot the barley & Sunflower milk, or the Oat & Cashew milk. Don't through away the okara. You can add it in bread doughs, pastry crusts, nut roasts or cake batters. You can also include it in the mixture of a quick pudding (a simple cold and flavored porridge).

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mardi 6 avril 2010

Rôti de noix de Pécan / Pecan Nut Roast


English version below

Aujourd'hui, deux recettes en une puisque, selon la durée de cuisson, on obtiendra une terrine végétale ou un rôti de noix. Parfaits alliés des pique-niques et bentos, ces pains de noix seront très appréciés à l’occasion de fêtes et repas de familles, où ils remplaceront avec délice le plat de viande traditionnel.


 Cette recette est publiée dans le revue Ecolopop.

Pour la lire,
cliquez ici.

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Today, two recipes in one, as we can make a nut spread or a nut roast, depending of the baking time. Both of them are very practical for lunch-boxes and other bentos. They can also be served cold or warm, for family and/or celebration dinners, where they replace the meat dish.
This recipe is published in the internet magazine Ecolopop.

To read it (in French),
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lundi 22 mars 2010

Bouillon de champignons, à base d'épluchures / Mushroom Stem Stock


 English version below

Les épluchures et queues de champignons restent fortes en goût, même si elles ne sont ni belles ni tendres. Ce serait dommage de ne pas en profiter. Quoiqu’on en pense, même les plus grands Chefs de cuisine font d’excellents bouillons à base d’épluchures. La méthode est simple et économique.


Dans la revue Ecolopop, je viens de publier deux recettes de bouillons d'épluchures. La première, plus généraliste, vous permettra de réaliser des bouillons de manière traditionnelle, avec des épluchures collectées au fil des jours. La seconde recette ouvre la porte à des bouillons plus spontanés, avec moins d'un verre d'épluchures ; elle nécessite un Soyabella, cette machine pour laquelle je ne cesse de m'enthousiasmer.



Pour lire les recettes,
cliquez ici.

Ces recettes sont sans gluten.
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Vegetables ends, skins, peels or stems are strongly tasty, even if they don't look nice and lack of tenderness. We can use them for making very yummy stocks. The method is simple, cheap... And popular even among Gastronomy Chefs. I published in the internet magazine Ecolopop two stocks recipes. The first one is more traditional, it supposes a collection of vegetable peels and tips for a few days. The second recipe (with a Soyabella) opens the door to more spontaneous stocks, as it only requires less than 1 glass of peels and tips.


To read the recipes (in French),
Click here.

Both recipes are gluten-free.
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dimanche 21 mars 2010

Faire ses laits de soja, de riz et d'amande avec un Soyabella / How to make Plant Milks with a Soyabella


English version below

La semaine dernière, je vous ai expliqué comment faire du tofu, pas à pas. Aujourd'hui, c'est au tour des laits végétaux, avec un Soyabella. Plusieurs d'entre vous m'ont demandé des informations plus précises sur cette machine, quant à sa manipulation et ses potentialités. J'espère que ce post vous éclairera un peu plus.

Lait de soja

Le Soyabella permet de réaliser des laits de légumineuses et de céréales à chaud en 15 minutes. Les laits d'oléagineux s'élaborent en un temps encore plus record (moins d'une minute) car le broyage des noix est à froid. Outre ces classiques, il est possible de préparer des soupes et des bouillons, ainsi que de réduire en poudre des graines diverses
Pourquoi avoir choisi un Soyabella plutôt qu'un Soy Quick ? Parce que j'ai été convaincu par ce post-ci et celui-là. Mon partenariat avec la boutique Bien et Bio n'a fait qu'accélérer une acquisition qui était déjà envisagée. A mon grand plaisir !


Okara (de soja)

Produire ses propres laits végétaux allège ses poubelles en tetra-brick. C'est aussi très économique, puisqu'il faut environ 90 g de graines pour 1 l de lait végétal. Un litre de lait de soja ne coûte donc plus qu'une trentaine de cents, et un lait d'amande autour de 1,40 €. Je vous laisse comparer avec les prix du commerce. Bien entendu la machine a elle-même un prix et sera rentabilisée en fonction de votre utilisation.
Lorsque l'on produit un lait végétal, manuellement ou avec une machine, on obtient en outre ce que l'on appelle "l'okara", c'est-à-dire une purée de graines (généralement de soja), pleine de nutriments et de fibres. En soi, l'okara de soja est un aliment plus complet que le tofu, ce serait dommage de le jeter. Cette purée se transforme en pâté végétal, elle s'incopore entre autres dans des pains, gâteaux et galettes végétales. Quand je pense maintenant à tout ces laits de soja et tofu produits industriellement, je me demande où passe leur okara. Je crains qu'il soit en partie ou majoritairement revendu aux industries de la viande, très friandes en soja... Une raison de plus pour promouvoir le lait de soja DIY ! Quoiqu'il en soit, si vous avez des informations à ce sujet, je vous remercie d'avance.



Comment s'y prend-on, donc, avec le Soyabella ? Dans ce billet, je vais m'en tenir aux modes d'emploi pour 3 laits parmi les plus connus : les laits de soja, de riz et d'amande. Chacun de ces laits illustrant les modes d'emploi respectivement des laits de légumineuses, de céréales et d'oléagineux. Par la suite, quand je vous présenterai un lait d'une graine spécifique, je me réfèrerai à ce post pour vous en donner sa recette. Ce sera plus simple. Même si vous aurez parfois droit à des logiques étranges, comme par exemple celle d'une céréale germée qui se prépare comme un oléagineux.



On mesure d'abord ses graines grâce à un petit verre gradué. En général, il faut à peu près 90 g de soja, de riz ou d'amandes pour 1 l d'eau. On rince puis on trempe les graines au minimum 4 h et de préférence toute une nuit. 
Au matin, on égoutte et on met les graines dans un des deux filtres du Soyabella. Le riz ira dans le filtre spécial "riz", tandis qu'amandes et soja iront dans le filtre spécial "soja". On fixe le filtre sur la tête de l'appareil, grâce à une légère rotation. On verse de l'eau froide dans la cuve (entre 0,8 l et 1,3 l).


On pose la tête de l'appareil sur la cuve et on branche sur une prise électrique. On sélectionne MILK pour un lait de soja ou de riz. Dans ce cas, la machine va chauffer l'eau et broyer les graines. Au bout de 15 minutes, elle bippera pour signaler la fin du programme. Pour un lait d'amande, on appuie sur MILL. Le Soyabella va alors broyer les graines pendant 10 secondes. On répète l'opération jusqu'à obtention d'un lait à la consistance souhaitée (entre 5 et 10 fois selon les graines). Pour les curieux, la touche PASTE sert aux soupes et bouillons.
Dès que le programme est fini, on débranche la machine et on désolidarise sa tête de la cuve. Si le programme était à chaud, il faut prendre garde à ne pas se brûler. Pour cela, je soulève légèrement la tête du côté de la poignée, puis l'agrippe du côté des boutons. La tête se pose ensuite dans un récipient en plastique prévu à cet effet. Un petit tour de main et on détache la tête du filtre. On peut récupérer le lait d'un côté, l'okara d'un autre. Le lait présente généralement une mousse à sa surface, elle se retire à la cuiller. Eventuellement, on filtrera le lait à nouveau à l'aide d'une étamine (surtout si le lait est destiné à la réalisation du tofu ou de yaourts).


 Dès que possible, on nettoie les lames, le filtre et l'intérieur de la cuve, minutieusement, à l'aide d'une éponge et d'une petite brosse. Pour vous donner une idée, la récolte du lait et de l'okara + le nettoyage de la machine me prennent 8 minutes en moyenne.

Lait de riz avec son okara

Et le goût dans tout ça ? Il est plus délicat que celui des laits végétaux du commerce, et en même temps la saveur des graines est plus nette. Si l'on souhaite, il reste possible d'ajouter 1 petite pincée de sel et 2/3 de cuiller à café de sirop d'agave dans un litre de lait "maison". Personnellement, je ne le fais pas à chaque fois, cela dépend plus de mon humeur que d'autre chose.

Lait d'amande avec son okara

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Last week, I showed you how to make tofu. Today, I focus on how to make plant milk with a Soyabella. Some of you asked for more details about how this machine works. I hope this post will help you to make your mind.
A Soyabella makes soy and grain milks in 15 minutes. The nut milk are made cold, so the process doesn't require more than 1 minute. For whichever milk producing, we also get an interesting sub-product: the okara. It is full of nutrients and fiber. Compared to tofu, the soy okara is richer. I always keep it to make hummus, or to include in various recipes. Now that I'm more familiar with this okara, I wonder where the okara produced with industrial plant milks goes... I fear it is just sold to meat industry (which is so hungry of soy products!). If you've got more information about this subject, thanks in advance.
Home-made plant milks are also cheap and helps to reduce packaging, as we only need few seeds and water.
On this post, I only show you the recipes of 3 basic milks: soy, rice and almond. There are representative of the legumes, grains and nut milks recipes.
Recipes: with a special glass, measure the seeds (about 90g of soy, or rice, or almonds). Rinse and soak for at least 4 hours (one night is better). The next day, drain and put the seeds inside one of the two filters: the soy and almonds will go in the Soy Filter, while the rice will go in the Rice Filter. Attach the filter to the head of the machine and pour 0,8 to 1,3 l into the bowl of the machine. Close and plug. For rice and soy milks, select the MILK button: a hot milk will be done after 15 minutes. For almond milk, select MILL: the almonds will be blended for 10 seconds, repeat until you obtain the milk you like (5 to 10 times, depending of the nuts). Your milks are already done! Now you can collect the milk in the bowl, and the okara in the filter. Wash cautiously.
With a Soyabella, you will also be able to make stocks and soups, as well as grinding grains and seeds.

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samedi 13 mars 2010

La réalisation du tofu pas à pas / How to make tofu

 English version below

La semaine dernière, je vous ai présenté ma machine à lait de soja (Soyabella) et son kit tofu, tous deux offerts par mon partenaire Bien et Bio. Depuis, je fais mes gammes avec ce nouvel équipement, j'explore chaque jour ses potentialités. Vont suivre sur ce blog quelques recettes basiques qui font figure de mode d'emploi et de la machine et de son kit tofu. Cela vous permettra de mieux cerner ce Soyabella, et pour moi ce sera plus facile par la suite de me référer à ces billets, dès que je réaliserai une recette avec de l'okara, du tofu frais ou un quelconque ingrédient obtenu grâce à cet équipement.
Je commence aujourd'hui avec la réalisation du Tofu frais (avec kit tofu).


Pour cela, deux ingrédients sont nécessaires : le lait de soja chaud et le nigari. Mesurer 1 l de lait de soja pour 2,5 g de nigari. Le nigari est un sel qui se procure en magasins bio. Sur Ekopedia, il est écrit qu'avec ce sel, de même qu'avec le chlorure de magnésium, on obtient un tofu léger, à la saveur douce et délicate. Pour un tofu plus ferme, il y est conseillé de remplacer le nigari par des sels d'epsom (sulfate de magnésium). Et pour une texture plus molle, il faudrait utiliser du gypse (sulfate de calcium) ; le tofu serait en revanche plus fade. Notez que ce dernier sel apporte au tofu un surcroît de calcium. Pour bénéficier de propriétés multiples, il reste possible de mélanger les sels ; je me souviens d'un tofu qui était obtenu avec un mélange de nigari et de sulfate de calcium. Pour ma part, je n'ai fait d'essais qu'avec le nigari, l'agent "caillant" le plus traditionnel.
Comme je l'ai indiqué plus haut, le lait de soja doit être chaud avant qu'on y délaye le nigari. S'il ne vient pas  d'être réalisé, le chauffer dans une casserole (jusqu'à 85-90°C).
Deux remarques pour les utilisateurs de Soyabella :
1. Si le lait de soja vient tout juste d'être élaboré, retirer l'écume à l'aide d'une cuiller. Comme il est encore très chaud, il pourra être directement saupoudré de nigari.
2. Pour obtenir un tofu des plus tendres, filtrer le lait avec l'étamine du kit tofu avant de saupoudrer le nigari (merci à la Fourmi des Caraïbes pour ce conseil). Dans ce cas, ce ne sera pas nécessaire de retirer préalablement l'écume.


Bien mélanger le lait avec le nigari puis couvrir le récipient avec un couvercle ou une assiette. Laisser reposer 10 à 12 minutes environ. Pendant ce temps, préparer le presseur à tofu.


Recouvrir le contenant d'une étamine.


Quand le mélange lait + nigari sera versé dans le presseur, beaucoup de liquide s'égouttera. On peut donc poser le presseur sur une assiette creuse, toutefois il sera nécessaire de jeter le liquide à plusieurs reprises. Plus simplement, je préfère le caler sur un cul-de-poule au format adéquat. 


Au bout d'une dizaine de minutes, le lait est caillé, mais il reste encore trop d'eau pour que l'on puisse encore parler de tofu. On verse alors délicatement la moitié du mélange dans le presseur. 


On rabat l'étamine...


 ... et on pose le couvercle du presseur et presser légèrement. Si l'on souhaite obtenir du tofu soyeux (consistance d'une crème), on s'en tient là ; si l'on préfère un tofu ferme, on presse plus fortement en appuyant sur le couvercle.


Dès que le niveau est diminué de moitié, compléter avec le reste du mélange. Rabattre à nouveau l'étamine, reposer le couvercle, et laisser reposer ou presser selon le résultat désiré. 


Laisser reposer 10 minutes supplémentaires. Pour un tofu extra-ferme, on pourra en plus poser un poids sur le couvercle et pousser le temps de repos jusqu'à 1 h.
De cette manière, on aura obtenu environ 200 g à 400 g de tofu, selon son degré de pressage et l'agent caillant. Consommer de suite, ou conserver au réfrigérateur dans un bol d'eau fraîche.

Tofu semi-soyeux (300 g réalisé avec 1 l de lait de soja et 2,5 g de nigari)

Quant à l'étamine, je la lave sans attendre au savon de Marseille. Elle sèche en quelques heures.

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Last week, I showed you my new soy milk machine (Soyabella) and its tofu drainer, offered by my sponsor Bien et Bio. For a few days, I've been exploring the potential of this new gear. On this blog, will follow various posts showing how to make tofu, plant milks or express stocks. Today, I start with tofu making (with a tofu press).
You need 2 ingredients: hot soymilk (85-90°C) and nigari. For 2,5 g of nigari, measure 1 l of soy milk.
Instead of nigari, you can also use magnesium chloride, magnesium sulfate or calcium sulfate. On the French Ekopedia, I read that different salts can be used depending of the tofu we expect: for a light a delicate tofu, use nigari or magnesium chloride; for a very firm tofu, use magnesium sulfate; finally, for an extra-soft but less tasty tofu, use calcium sulfate. I guess we can also mix the salts, to combine the qualities. For instance, I've already saw a tofu made with nigari and calcium sulfate. I've only test nigari, the traditional cloating agent.
Sprinkle the hot soy milk with the salt you like, mix. Cover with a plate and let stand for 10-12 minutes.
During this time, prepare the tofu press. Place a "chessecloth" over it and put on a bowl, so the water can easily drop from the tofu press. When the milk is cloated, gently pour half of it into tofu press. Cover with the remaining cheesecloth and press (especially if you expect firm tofu). Add and press remaining cloated milk. Let stand for 10 more minutes. If you want an extra-firm tofu, you can add a weight on top on the tofu press, and let stand until 1 hour. But if you prefer silken tofu, don't even press, just let the water drain.
This way, you can make 200 to 400 g of tofu, depending of how much you pressed it and which cloating agent you used. On the pictures, I made 300 g of a semi-silken tofu, with 1 l of fresh soy milk and 2,5 g of nigari.
Use tofu immediately or place in a bowl with fresh water and put in the fridge.
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samedi 6 mars 2010

La machine à lait de soja / Back in Singapore!

English version below

Pour beaucoup de gens, l'île de Singapour rime avec gratte-ciel, plates-formes pétrolières, grouillement de monde, propreté urbaine et air conditionné à tire-larigot.


On pourrait songer à d'autres aspects déplaisants, mais dans ce post je n'en ai pas envie. Aujourd'hui, j'ai l'âme nostalgique et préfère évoquer les riches rencontres que j'y ai faites, notamment avec Halimah et Crystal, ou encore les fabuleuses balades que j'y ai entreprises dans la jungle.


Là où les singes s'épouillent (de plus jolies photos ici) - car Singapour, c'est cela aussi...


En profiter pour vous montrer quelques uns de ces légumes ou spécialités culinaires que j'avais pris en photo (en partie) pour vous.


Et que, vilaine bloggueuse que je suis, vous n'aviez encore pas vus (certains clichés datant de plus d'un an et demi - hum hum).


A Singapour, pour la première fois, je suis rentrée dans des cafés spécialement dédiés au lait de soja et au tofu. Leurs cuisines étaient équipées de méga-machines à broyer le soja.


Dans ces cafés, on sert du lait de soja sucré ou du tofu soyeux au sirop avec des beignets.


D'autres boutiques, comme les échopes Jollibean vendent des laits de soja et tofu frais. Quand on achète le lait de soja, il est encore un peu chaud.



Et le tofu est si soyeux qu'on peut le déguster tel quel à la cuiller. Il permet de réaliser des mousses au chocolat à tomber.


On peut aussi y trouver des soy-shakes et des gâteaux (pas végétaliens à ce que je sâche). Certaines échopes à lait de soja proposent une version végétale du Air Batu Campur malaisien (lequel est végétal dans sa version première, mais servi avec du lait de vache de nos jours). L'ABC est un dessert rafraîchissant composé de lait (de soja ici) mixé avec de la glace sucrée ; on y ajoute des graines et des cubes de gelée à l'agar agar. Un vrai régal !


Pourquoi je vous cause de tout ça aujourd'hui ? Parce que je viens de recevoir une machine à lait de soja offerte par mon partenaire Bien-et-Bio. Une Soyabella !



La fourmi des Caraïbes a récemment vanté les mérites de cette machine. Tant et si bien que je ne pouvais tout simplement pas attendre d'en avoir une entre les mains. Cette machine permet de faire du lait de soja en 15 minutes, ainsi que des laits de céréales et d'oléagineux, des bouillons, soupes et poudres de graines. J'ai déjà fait avec bonheur trois tournées de lait de soja, et 250 g de tofu (grâce au kit tofu).



Un bel équipement qui ne va pas seulement me faciliter la vie et me faire des économies (un lait de soja ou 250 g de tofu sont élaborés avec 30 cents de soja !). Il ne se limite pas plus à alléger mes poubelles à recycler ou à produire des recettes de laits et plats carrément innovants. Il me replonge dans l'univers singapourien. Autant vous dire que les recettes vont pleuvoir.

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Some contrasted pictures of Singapore. Lately, I know. Two days ago, I received from my French sponsor Bien-et-Bio a machine to make my own soymilk (a Soyabella) in 15 minutes and an easy kit to produce tofu. With the Soyabella, I can also make grain and nut milks, stocks, soups and grain powders. For the first time, I could taste fresh soymilk and tofu as it was in Singapore (without sugar!). It reminds me these nice people I met there, like Halimah and Crystal. I nearly feel the wet and hot climate. And the loud sound of insects in jungle comes back in my ears. Such effects with a machine... Many recipes with plant milks and tofu are coming !
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vendredi 12 décembre 2008

Purée d'azuki sucrée (Koshian - Tsubushian) / Red Bean Paste

Weekend Herb Blogging # 162

La première fois que j'ai goûté à la pâte d'azuki, c'était en plongeant mes dents dans une pâtisserie comme celle-ci :


Source : Rasa Malaysia

Cuits à la vapeur, ces petits pains chinois nommés Dou Sha Bao (豆沙包) sont fourrés d'une pâte qui s'apparente par sa consistance comme par son goût à la crème de marrons ou même au chocolat fondu. Un véritable délice. Qui le croirait : cette pâte n'est ni plus ni moins une purée de haricots rouges "azuki" sucrée ? Les azukis sont des légumineuses de couleur rouge ou blanche particulièrement digestes. La variété rouge est la plus répandue. On la trouve en France en épicerie asiatique ainsi qu'en magasin biologique (haricots et flocons). Ces haricots sont originaires d'Asie, où on les cuisine le plus souvent en version sucrée, notamment en Chine, au Japon et en Corée. Réduits en purée sucrée, ils fourrent des gâteaux, singularisent une gelée, se mutent en sorbet...

Duomo Mâcha Azuki par le pâtissier Sadaharu Aoki

Les Japonais distinguent quatre types de pâte d'azuki sucrée, selon sa finesse (pour plus de détails, je vous renvoie au post de Totorokun). Le type le plus répandu est le Koshian, celui qui est le plus fin. La pâte est si bien filtrée que l'on ne sent aucunes des fibres des haricots. Elle fond littéralement dans la bouche. Je ne sais pas encore à quoi elle doit sa couleur noirâtre, probablement au sucre cuit qui lui est ajouté. Il est possible de se la procurer toute faite, en boîte, en épicerie asiatique. J'ai préféré me lancer dans une préparation "maison". La version Tsubushian me plaisait mieux : plus rapide à réaliser, la pâte conserve ses fibres (quoique brisés par le broyage). Le Tsubushian n'est pas aussi onctueux que le Koshian, il reste toutefois plus diététique. Je le conseille notamment lorsqu'on mélange la pâte d'azuki à d'autres ingrédients, dans une pâte à gâteau par exemple.
Si elle est peu grasse, un pâte d'azuki reste sucrée, elle est même très sucrée : 200 g de sucre pour 300 g de haricots ! Libre à vous de limiter cette proportion ou de remplacer le sucre par un autre édulcorant (j'ai ajouté de la mélasse). Cependant, bien que les haricots apportent une agréable onctuosité, leur purée ne sera pas aussi irrésistible si elle n'est pas un minimum sucrée.
Une fois que l'on est rompu à cette recette, on peut la décliner en purée de haricots blancs ou encore de graines de lotus.

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The first time I tasted a red bean paste, it was when I dived my teeth into such a pastry :


Source : Rasa Malaysia

These Chinese steamed buns are called Tau Sar Bao (豆 沙包). They are filled with a paste which taste and texture remind the ones of chestnut cream or even melted chocolate. Really yummy. Who would believe : this paste is made of beans and sugar ? The beans that are used are red or white azuki ones (mostly red azukis), a very easy to digest kind of pulse. In France, we can find these beans in Asian or in biological stores. Azukis come from Asia and are usually cooked in a sweet version in China, Japan and Korea. Reduced in a sweet purée, they fill cakes, makes jelly, sorbets...

Galette des rois Mâtcha, par le pâtissier Sadaharu Aoki
(pâte feuilletée Mâtcha, crème d'amande, azuki et fève)

In Japan, we distinguish four kinds of azuki paste, depending of how thin they are. The most famous kind of paste is the Koshian, the one that is the thinnest. Paste is so well filtred, we don't notice any fiber. It melts in the mouth. I don't know why its color is black, maybe because of the cooked sugar that is added... One can easily buy Koshian in Asian stores. I wanted to make one by myself nevertheless. I preferred to make a Tsubushian kind : healthier than Koshian (because with some grinded fibers) and quicker to make. Tsubushian is less smooth than Koshian though. I advise Tsubushian especially when azuki paste is mixed with other ingredients, for example in a cake mixture.
Low in fat, azuki paste remains sweet. It is very sweet : 200 g of sugar for 300 g of beans ! You are free to low down this part of sugar, or to use another sweetener instead (I used molasse). However, even if beans bring softness to the paste, their purée won't be so irresistible if it isn't a minimum sweet.
Once you're used to make red bean paste, you can try white bean paste or lotus seed paste.


Recette
Pour un bol de purée
300 g de haricots secs * eau * sucre de canne ou autre édulcorant (max. 200 g)
Trempez les haricots une nuit dans de l'eau. Le lendemain, renouvelez l'eau et faites cuire les azukis 1 h à feu doux. Il ne doit plus rester d'eau. Mixez avec le sucre. Comme les haricots sont encore chauds, le sucre va fondre et se mélanger intimement à eux. Si ce n'est pas le cas, chauffez la purée quelques minutes dans une casserole, tout en mélangeant à l'aide d'une cuillère en bois. Vous avez obtenu du Tsubushian.
Pour du Koshian, prévoyez un peu plus de temps. Passez les haricots non pas au mixer mais au presse-purée, puis filtrez la purée obtenue. Si elle est trop consistante, il vous sera peut-être nécessaire de l'allonger d'eau. Mais ensuite, si elle devient trop liquide, filtrez-la avec un linge. Faites-la cuire ensuite avec le sucre, jusqu'à ce que ce dernier soit bien fondu, tout en mélangeant à l'aide d'une cuillère en bois.

Recipe
Makes one bowl
300 g of azukis * cane sugar (max. 200 g) * water
Soak one night beans in water. Next day, change water and cook azukis for 1 hour. It shouldn't remain water. Liquidize with sugar. As beans are hot, sugar should melt. If it doesn't happen, cook some minute in a saucepan, turning with a spoon. You've done Tsubushian.
If you want to make Koshian, take some more minutes. Instead of liquidizing the beans, purée them, then filter them to remove fibers. If the paste is too thick, add some water. Then if the paste is too thin, filter water using a cloth. Cook paste with sugar in a saucepan for some minutes (until sugar is melted), turning with a spoon.

Weekend Herb Blogging est un rendez-vous hebdomadaire et itinérant à l’initiative de Kalyn et désormais géré par Haalo de Cook (almost) Anything At Least Once. Chaque week-end, des bloggers postent des recettes à base d'herbes, de fleurs et autres végétaux du jardin.
Cette semaine, Chriesi from Almond Corner nous reçoit. Pour lire son compte-rendu, visitez son blog dès lundi.

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