mercredi 31 mai 2006

Glace coco-magnolia déguisée en bouton de bleuet, sur fleurette de pain d’épices aux matricaire et œillet

L’imagination culinaire au pouvoir # 2
Thématique : les fleurs


Leeloo, du blog Quoique m’a sollicitée à plusieurs reprises pour participer à son jeu « L’imagination culinaire au pouvoir » en proposant certaines de mes recettes aux fleurs. Mais un tel jeu méritait bien un peu plus d’effort créatif…
J’ai voulu une recette qui soit accessible aux citadin(e)s comme à ceux et celles qui bénéficient de jardins et vertes prairies (par exemple, les fleurs de sureau laissent sur leur envie de nombreuses personnes…) et qui sait profiter des multiples manières d’appréhender la cuisine aux fleurs (état frais, sec, huile essentielle et eau florale). Une idée légèrement farfelue m’est venue en tête, et vous savez comment c’est : quand on a une idée fixe… Le risque étant que je n’ai pu la tester que lundi dernier. Ouf, elle était superbement réussie.
Ma tendance perfectionniste notera deux défauts : 1 - trop fascinée par la couleur, j’ai eu la main un peu trop légère sur le bleu de méthylène, ce qui a légué un arrière goût amer à la glace – ne recherchez pas la couleur d’un sorbet au bleuet, une glace bleutée suffira. 2 – je voulais poser une boule de glace sur une tranche de pain d’épices en forme de fleurette. Or, étant partie donner un coup de main au restaurant du Petit Manoir tout le week-end, j’ai séjourné et testé la recette chez ma mère : sa cuiller à glace formait des boules plus grosses que la mienne, c’est-à-dire qu’une boule de glace était quasiment aussi grosse qu’une fleurette…
Passons ces détails, je vous transmets la recette :

Glace coco-magnolia déguisée en bouton de bleuet
C’est le plasticien Yves Klein qui a le premier déplacé l’usage traditionnel du bleu de méthylène (désinfectant de la gorge et des voies urinaires, on s’en est servi notamment pour soigner la diphtérie). Une des performances de cet artiste consistait à faire boire une boisson au bleu de méthylène, afin que les participant(e)s urinent bleu par la suite. Je me suis inspirée de cette idée pour réaliser une glace de la couleur intense des bleuets des champs. Pas de « mauvaises » surprises : la dose de bleu préconisée ici ne teindra pas votre urine...


Fleurs de bleuet des champs


Pour cette recette, une glacière est nécessaire. Nul besoin d’une perfectionnée (la mienne est une vieille seb héritée de ma grand-mère, si c’est pour dire), une simple machine d’1/2 à 1 litre fera l’affaire. Sinon suivez cette méthode : 1. versez la crème dans un bac en plastique que vous déposerez au congélateur/freezer. 2. Dès que la glace fige, passez-la au mixer. 3. versez-la à nouveau dans votre bac et remettez-la au congélateur/freezer pendant au moins ½ heure.
Le fructose (sucre de fruits) est un édulcorant plus intense que le sucre. Il a également l’intérêt de sucrer sans apporter d’autres saveurs (ici le sucre de canne aurait masqué le parfum de magnolia) et d’être incolore (puisque je souhaitais jouer sur les couleurs).

En bouche, la saveur de la noix de coco laisse place à celle, très délicate, de la fleur de magnolia dans une parfaite continuité.


Fleur de magnolia


Ingrédients
500 ml de lait de coco
4 cuillers à soupe de fructose
2 gouttes d’huile essentielle de magnolia (en para-pharmacie, vérifiez que votre huile est pure et naturelle – critères HEBBD)
1 toute petite pointe de couteau de poudre de bleu de méthylène (en vente en pharmacie) et deux gouttes d’eau

Préparation
Fouettez le lait de coco avec le fructose.
Diluez le bleu de méthylène dans une ou deux gouttes d’eau. Attention, ce bleu tache (même si cela s’enlève au savon/produit vaisselle). Pensez à mettre des gants en latex et à protéger votre plan de travail d’un sac plastique tant que vous touchez la poudre.
Versez cette crème dans votre sorbetière que vous activerez au congélateur. Dès que les batteurs s’arrêtent, mélangez à votre crème glacée les gouttes d’huile essentielle de magnolia et laissez prendre à nouveau votre glace dans une boîte en plastique close au congélateur, pendant au moins une demi-heure.
Vous entreposerez votre glace au réfrigérateur ½ heure avant de former vos boules.

Pain d’épices aux matricaire et œillet
A cette glace onctueuse, légèrement exotique et très florale, j’ai associé un pain épicé, qui relève l’ensemble. La matricaire est la camomille allemande. Plus grossière d'apparence, elle ne possède pas sa désagréable amertume qui rebute beaucoup de gens et enchante par son goût de pommes. Par ailleurs, les vertus médicinales de ces deux plantes sont similaires. Fin mai, la matricaire n’a pas encore fleurie. Mais on peut s’en procurer aisément sous forme séchée en herboristerie ou en magasin bio. Cette fleur adoucit le piquant des épices, donne de la profondeur et du fruité aux saveurs du gâteau.


Buisson de matricaire

Je lui ai ajouté un peu d’eau de fleur d’oranger pour développer son parfum.


Fleur d'oranger


L’œillet, quelques soient ses variétés (Inde, de poètes, etc.) est comestible et apporte une forte note épicée. Une fleur étonnante qui fleurie actuellement. Profitez-en pour en mettre dans vos jardins et jardinières de balcon/fenêtres (mais surtout ne mangez pas les fleurs coupées des fleuristes – elles sont traitées).


Oeillets d'Inde


Ingrédients
200 g de farine d’épeautre
150 g de sucre rapadura
115 g de farine de sarrasin
40 g de pignons de pin
200 ml d’eau
200 ml d’eau
3 cuillers à soupe de fleurs de matricaire
3 cuillers à soupe de fleurs d’œillet
2 cuillers à soupe de crème de soja liquide
2 cuillers à soupe de sucre muscovado (sucre très noir)
1 cuiller à soupe d’eau florale de fleur d’oranger
1 cuiller à soupe de vinaigre de cidre
1 cuiller à soupe de sirop d’érable
1 cuiller à soupe de farine de lupin (ou de pois chiche)
1 cuiller à soupe d’arrow-root (ou de maïzena)
2/3 cuiller à soupe d’épices en poudre pour pâtisserie (mon mélange contient cannelle, noix de muscade, coriandre, clou de girofle et piment de jamaïque non piquant)
1 dé de gingembre frais
1 cuiller à café de poudre levante
1 cuiller à café de bicarbonate alimentaire

Préparation

Dans une casserole, combinez la matricaire et l’eau. Portez à ébullition mais coupez le feu juste avant. Couvrez et laissez infuser ¼ d’heure.
Pendant ce temps, mélangez dans un saladier tous les ingrédients secs (sauf pignons et œillet), et dans un bol les autres ingrédients liquides. Détachez les pétales d’œillet de leur corolle.

Bouton floral de giroflier. Et oui, le clou de girofle est lui aussi une fleur desséchée !


Passez la tisane de matricaire et mélangez-la avec les autres ingrédients liquides (les fleurs seront imbibées d’eau, pressez-les à l’aide d’une fourchette pour en retirer un maximum de tisane). Faîtes un puits dans les ingrédients secs et versez dedans les liquides. Mélangez bien. La pâte sera épaisse. Ajoutez les pignons et pétales d’œillet. Mélangez à nouveau. Versez dans un moule à cake huilé et enfournez à th. 4 pendant 1h – 1h 10. Laissez refroidir.

Et la touche finale
Démoulez et tranchez votre cake. Découpez des fleurettes à l’aide d’un emporte-pièce.
Posez une boule de glace coco-magnolia sur une fleurette.
Et si les boules sont trop grosses pour les fleurettes, eh bien juxtaposez-les. C’est très bien aussi… Agrémentez éventuellement d'une fleur d'oeillet (photo 1).
Effet garanti !


Cette recette vous a plu ? Rendez-vous sur le blog Quoique pour découvrir d’autres recettes aux fleurs et jouez le jeu : votez !


Une recette dédiée à Marika Bürhrmann,
Collecteuse de récits,
Passeuse de gestes,
Chorégraphe de portraits en micro-situation,
Artiste,
Et amie.
Si la rose t’accompagne au quotidien autant que mes violettes,

Voici un dessert inspiré de nos échanges…
Au bleu de méthylène dont j’ai découvert les ressorts grâce à ton riz au lait de schtroumf…
Et à la matricaire dont mes infusions te ravissent.

Photos de fleurs : Bleuet, Girofle, Magnolia, Matricaire, Oeillet, Oranger
Photo M. B. :
Galerie Ipso Facto

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mardi 30 mai 2006

Salade de coquelicot

Vous connaissez certainement le pavot à opium, avec lequel on produit de l’huile, des graines de pavot (les petits grains bleutés qui servent à la préparation de pains et gâteaux), comme de l’opium et ses dérivés, héroïne, morphine et codéine, avec les capsules des graines. Nous avons dans nos contrés son petit frère, dont les effets narcotiques sont plus négligeables : le coquelicot.
Dans nos campagnes, on ne risque pas de le rater. Mêlé aux marguerites, il impose son rouge vif. Cette fleur de la famille des Papavéracées, ou Pavots, attire le regard par son pimpant et sa fragilité. Elle déçoit souvent les cueilleurs qui veulent ramener chez eux un peu de bohème des champs : en vase, les bouquets romantiques ne tiennent pas longtemps, à moins de connaître l’astuce de Tartine (cautériser la base de la tige à l’aide d’un briquet).


Même en balade, je n’enlève pas mes lunettes de bloggueuse culinaire, et des coquelicots, j’en ai cueillis… pour préparer une superbe salade rouge et verte. Les pétales de coquelicot sont fins et tendres comme un voile de salade et leur couleur ne pourra que réveiller la tablée. On peut bien sûr inventer des salades complexes avec de multiples ingrédients… Je préfère pour ma part, l’effet visuel des simples pétales rouges vifs associés à la verdure de jeunes pousses variées (laitue, scarole, batavia, épinards, chou conique en lamelles, fanes diverses, etc.), le tout accommodé d’une vinaigrette translucide (par ex., vinaigrette au fenouil et curcuma). Mélangez le tout ou jouez de l'effet "plumes de paon" des pétales dans votre présentation.

Je n’ai aucune photo à vous présenter car, manque de bol, mon portable n’avait plus de batterie. C’est ça aussi, les aléas des balades à la campagne…


Ce pavot des champs a plus d’un tour dans son sac. Sommeil difficile ? Maux de gorge ? Infusez des pétales (on en trouve sous forme séchée en herboristerie). Le goût ne m’a pas vraiment enchanté et je n’ai pas assez poussé ma consommation pour conclure des effets. J’ai appris d’autres usages (graines, feuilles en cigarettes ou soupes) mais ne les ai pas testés ni vérifié leur non-toxicité, même si je fais confiance à Tartine pour sa Soupe du Roi-Soleil

Quoiqu’il en soit, ne vous trompez pas de fleurs : il est facile de confondre le coquelicot avec le Pavot douteux (fleurs plus claires), le Pavot hybride (pétales foncés avec tache noire à leur base) ou le pavot argémone (petite taille, pas de chevauchement des pétales). Je ne connais pas les toxicités de ces dernières plantes.

photos 2, 3 & 4 : snv Jussieu
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lundi 29 mai 2006

Dans ma poche… Un jeu de billes Amandes-Raisins



Je grignote et je grignote… Une amande par-ci, un raisin sec par-là. Et quand les mathématiques s’en mêlent, je décroche la bonne pioche !

Amandes + Raisins secs = Billes ultra-tentantes

Ingrédients
100 g d’amandes décortiquées
200 g de raisins secs
¼ cuiller à café de cannelle

Préparation
Mixez tous les ingrédients ensemble, jusqu’à ce qu’ils s’agglomèrent légèrement les uns les autres. Cela prend quelques minutes. Formez des billes à la main.

Celles-ci, par contre, ne s'avalent pas...

Photo 2 : 1000 nouvelles

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dimanche 28 mai 2006

Lit de violettes sur gâteau léger au cacao épicé

Week-end Herb Blogging # 34

Il y a quelque temps, Hooly nous a présenté un magnifique bouquet de violettes pris dans de l’agar-agar. De quoi laisser rêveur n’importe quel(le) citadin(e)… Par chance, pendant mes dernières vacances, un chemin me mène tout droit vers un pare-terre de violettes sauvages. Le soir-même un délicieux dessert floral était au menu…



Ingrédients
100g de pain d’épices végétal
½ l de lait de soja
5-10 cuillers à café de cacao amer (selon votre goût)
10-20 cuillers à café de sucre rapadura (soit le double du volume de cacao)
3 g d’agar-agar
une poignée de violettes
un verre environ d’eau mélangée à du sirop de violettes, selon la surface de votre moule
un peu d’huile pour le moule


Préparation
Emiettez le pain d’épice dans un moule à gâteau huilé (sachant que ce plat est plus facile à servir dans son moule). Réservez-en l’équivalent d’1,5 cuiller à soupe. Dans une casserole mélangez les sucre, cacao, 2 g d’agar-agar et lait de soja. Menez jusqu’à ébullition puis coupez le feu. Versez sur le pain d’épices. Parsemez la surface du pain d’épice réservé. Laissez refroidir au frigo.
Dans une casserole, portez à ébullition le verre de sirop de violette avec 1g d’agar-agar. Coupez le feu à l’ébullition. Versez sur le gâteau au chocolat refroidi et durci. Lorsque le sirop aura atteint la température du corps, plongez-y vos violettes lavées, et disposez-les harmonieusement. Laissez refroidir complètement au frigo.
Au moment de servir, présentez ce dessert avec son moule, ou démoulez-le puis renversez-le.



Week-end Herb Blogging, à l’initiative de Kalyn devient itinérant à partir de cette semaine. Sur Lucullian Delights, retrouvez en fin de soirée de nouvelles recettes à base d’herbes et de fleurs, postées aujourd’hui par des bloggers à travers le monde et rassemblées par Ilva, à l’occasion de ce Week-end Herb Blogging # 34.
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samedi 27 mai 2006

Mousse au champagne chocolaté (sans œufs et… sans champagne)

Comme promis, après les mayonnaises, suit le cortège des mousses au chocolat, que nous allons suivre au fil des prochains rendez-vous « Atelier Végé-faussaire » du samedi. Je débute avec la plus spectaculaire, née d’une erreur, ou plutôt d’un oubli, d’une plus conventionnelle mousse au chocolat (dont je vous transmettrai la recette un prochain samedi) : la mousse au champagne chocolaté. Très aérée, elle enchante les amoureux du chocolat noir, frissonne sur les papilles comme une goulée de champagne, ravira les amateurs de desserts alcoolisés et ne vous restera pas sur l’estomac. Pour être franche, j’ignore son degré d’alcool. Il ne me semble pas élevé et résulte d’une fermentation alcoolique de levure de boulanger sur 2 heures. Rien que ça et pourtant un bel effet !

Ingrédients
400 g de tofu soyeux (dit japonais)
100 g de chocolat à 70%
jus de 2 oranges
1,5 cuiller à soupe de levure de boulanger sèche (type Saf)
1 à 5 cuillers à soupe de sucre de canne, complet ou pas (je n’ai mis qu’une de rapadura car je n’aime pas les desserts trop sucrés et suis une adepte du chocolat à 99%)
1 cuiller à soupe de purée d’amandes (mag. Bio ou faite maison)
1 cuiller à soupe de cacao amer (j’ai pris du dégraissé)
1 cuiller à café de margarine végétale

Préparation
Diluez la levure de boulanger dans le jus d’orange pendant 10 minutes (ne vous désolez pas, ce n’est pas aussi facile que dans de l’eau, mais c’est toujours ça de gagné pour la suite).
Mixez bien la levure de boulanger + le jus d’orange, le tofu, le sucre de canne (mixé lui aussi au préalable si présenté en gros grains), la purée d’amandes et le cacao amer, jusqu’à obtention d’une crème homogène.
Au bain-marie, faîtes fondre le chocolat avec la margarine. Laissez un peu refroidir le chocolat puis ajoutez-le à la crème. Aussitôt, mixez à nouveau. Puis fouettez le mélange pour l’aérer. Versez dans des ramequins et placez 2 heures dans un endroit bien chaud, comme si vous laissiez reposer un pain (par ex. four préchauffé à th1 pendant 5 minutes). Vos mousses auront gonflé sensiblement. Mettez-les au frigo et mangez-les dans les heures qui suivent.

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Remarque a posteriori : après maints et maints essais, je conclue que l'on peut oublier sa mousse 1/2 ou 2 heures à température ambiante ou plus chaude, le résultat est le même : la mousse sera aérée ET alcoolisée/champagnisée. Donc pas de variante plus sobre de cette recette-ci !
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vendredi 26 mai 2006

Palets jaunes vifs au millet poudroyant

Le millet est une céréale qui ne pas séduite d’emblée. C’est à peine s’il ne me dégoûtait pas. Un jour, je l’ai cuisiné avec du curcuma. Allez savoir pourquoi, à partir de cette date, je l’ai adopté sans rechigner, quelques soient les préparations.

Voici une recette d’inspiration indienne qui tire partie des capacités agglomérantes de cette graine.

Ingrédients
250 g de millet (en mag. Bio – on peut aussi utiliser de millet concassé, disponible notamment dans les commerces courants, en Vendée - Omelette nous a concocté un très bonne présentation de cette céréale, pour la lire, cliquez ici)
eau
1 oignon émincé ou en dés
½ carotte râpée
1 cuiller à café de curcuma en poudre
½ cuiller à café de curry en poudre
1 feuille de laurier
sel marin
flocons de noix de coco déshydratée
huile d’olive ou de tournesol

Préparation
Rincez deux fois le millet pour le débarrasser autant que possible de ses impuretés. Combinez dans une casserole les millet, oignon, carotte, épices, sel et feuilles de laurier. Recouvrez largement d’eau (environ 2,5 fois le volume de millet). Laissez cuire à petit bouillon une vingtaine de minutes. Il vous sera peut-être nécessaire de rajouter de l’eau en cours de cuisson.
Versez le millet dans un récipient huilé et tassez-le avec le dos d’une cuiller. Laissez-le refroidir complètement.
Démoulez votre millet et découpez des tranches, carrés, disques, etc, ou tout simplement des palets.
Faites-les revenir à la poêle huilée quelques minutes. Ou alors, disposez-les sur une plaque/moule à gratin et huilez-les à l’aide d’un pinceau ; faîtes-les griller un quart d’heure à four moyen.
Saupoudrez vos palets de noix de coco. Les gourmand(e)s préfèreront les rouler entièrement dans la noix de coco, et ils auront bien raison !

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jeudi 25 mai 2006

Suimono aux shiitake et daïkon

« Suinono » signifie littéralement en français « plat d’eau ». Plus qu’un bol d’eau, il s’agit en fait d’un consommé particulièrement délicat et très rapide à réaliser.
Pour cette version, j’ai utilisé du Daïkon (aussi nommé « radis blanc d’Asie », « navet chinois » ou « Lo Bok »). Cette racine blanche vous est peut-être inconnue… Au Japon, c’est le légume le plus cultivé. Moins piquant que notre radis rose, il peut être consommé cuit, cru ou mariné. Sa forte teneur en vitamine C et ses propriétés digestives font de lui un aliment de choix.


Pour honorer sa saveur dans la soupe, j’ai ajouté un autre produit populaire au Japon : le Wasabi. Ce dernier signifie quant à lui « Rose trémière des montagnes », probablement parce que cette plante croît dans les eaux froides et montagneuses. Dans la réalité elle se rapproche plutôt de notre Raifort, quoique plus douce au goût. Les Japonais ont commencé à récolter la racine de Wasabi alors qu’elle poussait à l’état sauvage, au 8ème siècle. Dans un premier temps, elle servait avant tout d’antidote contre les empoisonnements alimentaires, dus à la forte ingestion de poissons crus. Progressivement, le wasabi devint partie intégrante de la culture culinaire japonaise.



Des feuilles séchées ou marinées, à la racine râpée ou en poudre, en passant par la liqueur à base de Wasabi, la plante est très appréciée et désormais cultivée de manière intensive. Plus coûteuse que le raifort, la poudre de wasabi est souvent remplacée par un mélange de raifort, moutarde et curcuma dans les commerces. En France, on peut se procurer des pots de poudre ou des tubes de pâte préparée (lesquelles contiennent du lactose) dans les épiceries asiatiques.

Ingrédients
1 l de bouillon à l’algue Kombu (sans shiitake et avec 4 morceaux de kombu)

4 champignons shiitake séchés
½ cuiller à café de sel marin
1 cuiller à soupe de sake
3 cuillers à soupe de sauce soja
4 pincées de poudre de Wasabi
1 morceau de daïkon (environ 5 cm de longueur)

Préparation

Mettez vos champignons shiitake à tremper pendant une heure.
Préparez votre bouillon de kombu suivant les instructions de la recette précédemment transmise (temps : 15 minutes). Réservez le kombu pour un autre plat (par exemple, en le faisant revenir à la poêle).
Brossez ou épluchez votre morceau de daïkon, lavez-le et découpez-le en petits dés.
Faites bouillir dans le bouillon les champignons, le sake, le sel, la sauce soja et le wasabi, pendant 5 minutes. Une minute à deux minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez les dés de daïkon.


Photos 2 & 3 : Japonese Diet, Gourmet Sleuth.com

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mercredi 24 mai 2006

Vinaigrette crémeuse à la laitue de mer

J’adore marier la laitue de mer avec des crudités. En l’incorporant dans la sauce, le tour est joué, avant même d’avoir râpé les carottes.

Une sauce légèrement vinaigrée, crémeuse à souhait, qui évoque les balades au bord du grand large.

Ingrédients
2 cuillers à soupe de crème liquide de soja
2-3 cuillers à soupe d’huile végétale (j’ai mis de l’onagrette, mais le colza, soja ou tournesol auraient très bien fait l’affaire)
2 cuillers à soupe d’eau
1,5 cuiller à soupe de laitue de mer fraîche
1 cuiller à soupe de sauce soja/tamari
1 cuiller à soupe de vinaigre de cidre

Préparation
Faîtes tremper 2 minutes la laitue de mer et lavez-la bien. Si vous sentez ses minuscules pieds entre vos doigts, arrachez-les. Pressez-la pour évacuer l’eau et hachez-la finement (je me suis servie d’un mini-hachoir).
Mélangez tous les ingrédients ensemble.

Remarque : cette sauce convient aussi pour napper un plat de riz complet froid.
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Relèverez-vous le défi pour la Terre ?


En démarrant ce blog, j’imaginais avant tout mettre sur la toile, et donc livrer au tout venant, mes modestes connaissances en matière de cuisine végétalienne. Loin de moi l’idée de recevoir autant ! Conseils et requêtes culinaires, infos diverses sur des produits et évènements… Chaque jour, j’apprends ! Et c’est sans compter les infinies découvertes, lors de mes visites sur d’autres blogs ; celles-ci j’y étais déjà habituées.
Il semble que le Défi pour la Terre, à l’initiative de la Fondation N. Hulot bénéficie de couvertures sur nos médias (par ex. Evelyne Dheliat en parle dans son bulletin météo sur TF1). Depuis belle lurette, je ne suis plus les programmes télé. Autant vous dire que je n’étais pas au courant. Un mail d’information m’a remis les pendules à l’heure. Fondation Hulot ? Quésako ? Pour moi, Nicolat Hulot, c’est le jeune homme qui survole le cratère du N’gorongor en deltaplane (ben oui, ces voyages m’ont fait rêver, à moi aussi). Ou alors, moins poétique, l’ami d’un homme politique dont je tairai le nom (je m’en voudrais de lui faire de la pub). Je m’en suis allée décortiquer les sites de la Fondation (FNH, Planète-nature, Défi pour la terre), afin d’en apprendre un peu plus…


La Fondation Hulot, créée depuis une 15aine d’années, est l’unique fondation française déclarée d’utilité publique, à agir dans le domaine de l’éducation à l’environnement. ONG consultative auprès du Conseil Economique et Social de l’ONU, membre de l’organisation internationale de la Francophonie, la FNH a élaboré en 2000 le Réseau des membres francophones de L’UICN (Union Mondiale pour la Nature). Son but est de développer l’éducation à l’environnement, de sensibiliser le plus grand nombre à cette cause ; sa stratégie est d’agir à l’intérieur du système, en tirant partie des médias, de logiques commerciales et en acceptant des partenaires-fondateurs, pour la plupart lourdement critiqués par le milieu écologiste et/ou actifs pour la cause animale (EDF, l’Oréal, Marque Leclerc, TF1). Pour la Fondation, l’écologie est l’affaire de tous et les entreprises ont autant que les individu(e)s un rôle essentiel à jouer dans ce combat pour transformer les comportements. Les entreprises sollicitées ont joué le jeu et des résultats sont d’ores et déjà tangibles. De nos jours, de nombreuses entreprises se cachent derrière une image verte pour des questions de marketing. Ce fait n’est à mon avis pas pour rien dans l’implication de certaines pour les projets de la Fondation. Je veux bien croire que ce fonctionnement puisse déplaire à ceux/celles qui s’impliquent déjà pour la planète et/ou les animaux, sans passer par cette case. De quoi également énerver, quand on n’est pas trop porté sur les médias. Je regrette surtout pour ma part que la FNH, en s’encrant dans un humanisme (Fondation Nicolas Hulot / Fondation pour la Nature et l’Homme – le remplacement du terme Homme, dans le sens généraliste, par celui d’Humain n’est-il pas acquis depuis pas mal d’années ?), reste mou vis-à-vis de la cause animale. De même ses positions envers le nucléaire ne me semblent pas assez fermes. Il n’empêche que, entre matériels pédagogiques et fonds attribués à de multiples projets, cette ONG produit un travail conséquent que je salue. Certes les écologistes de première heure ne grappilleront pas beaucoup d'informations, ce qui ne leur exclue pas de déposer un projet. Mais je ne suis pas sûre que la Fondation Hulot soit principalement conçue pour eux/elles. Par contre, la masse sera touchée et trouvera de quoi réajuster son mode de vie, titiller sa curiosité et s’orienter vers des organismes plus pointus.


Aujourd’hui, la Fondation Nicolas Hulot fête l’anniversaire de son Défi pour la terre. Une action organisée en partenariat avec l’ADEME (Agence – publique – pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie). Des centaines d’actions ont vu le jour depuis 2005. Les individu(e)s sont aussi sollicité(e)s. On leur demande de s’engager selon le défi qui leur convient : calculer l’impact de son mode de vie sur la planète (5 minutes) ou s’engager sur 10 gestes du quotidien (1 minute). Une sorte de pétition pédagogique… A l’heure actuelle, déjà 470 485 personnes ont répondu à l’appel et se sont engagées à adopter des gestes écocitoyens au quotidien, soit plus de 215 000 tonnes de CO2 économisées. Ne sous-estimez pas ce genre de procédé. Il s’agit de la très efficace technique du Pied-dans-la-mémoire, étudiée par Robert Joule et Jean-Léon Beauvois, chercheurs en psychologie sociale.
Pour en savoir plus et participer au Défi, cliquez-ici.

Je profite de ce post pour faire une requête personnelle à la Fondation Hulot : Serait-il possible d’intégrer la modalité « végétarien, végétalien » dans votre questionnaire (à une question, on ne peut manger moins que « peu de viande »). C’est dommage, d’autant plus si on étudie l’impact positif de cette alimentation sur l’environnement. Vous le savez très certainement et d’autres organismes le prennent en compte (ainsi Agir 31, que vous citez dans vos références, dans ses calculs sur l’impact).

Et pour conclure, en avant-goût, puisque sur Absolutely Green il est essentiellement question de cuisine, je vous ai sélectionné des conseils de la Fondation plus spécifiques :


Un geste pour la planète

Le nombre de pictos correspond à la difficulté du geste.


J’évite le jetable (#)

Une solution avantageuse

L’éponge, la serpillière et le torchon, peuvent être utilisés plusieurs fois, à l’inverse du papier essuie-tout et des lingettes à usage unique. Les lingettes de nettoyage ménager permettent d'utiliser moins d'eau mais elles génèrent 3 à 6 fois plus de déchets que les produits traditionnels tout en contribuant à la pollution de l'air. Et en plus elles coûtent beaucoup plus cher.Les lingettes sont pratiques mais produisent 3 à 6 fois plus de déchets que les produits traditionnels.
Pour en savoir plus
Campagne de l'ADEME, «
Réduisons nos déchets, ça déborde »
Campagne du WWF, «
Du jetable au durable »
Le guide pratique de l’ADEME à télécharger :
Les déchets des ménages


Je trie mes déchets (#)


Bien trier pour bien recycler

Le tri des déchets est un acte volontaire indispensable pour l’environnement et c’est dans la cuisine qu’il commence. Chacun d’entre nous doit suivre les consignes de tri de sa commune pour ne pas perturber le recyclage.
Les déchets organiques

Ils sont réservés au compost.
Les briques alimentaires

Également recyclables, elles sont utilisées, par exemple, dans la fabrication de cartons et de meubles.1 tonne de papier fabriquée pour les briques alimentaires = 2 tonnes de bois utilisées.
Le verre
Recyclable à 100% et à l’infini, son traitement diminue de 12% le poids des déchets ménagers à gérer.
Sont recyclables : les bouteilles, les pots et bocaux.
Ne sont pas recyclables : la vaisselle en terre cuite ou en porcelaine, les miroirs, les vitres et les ampoules électriques.
1 tonne de verre recyclée = 660 kg de sable + 100 kg de fuel
Les plastiques
Souvent recyclables, leur traitement permet de les faire renaître sous différentes formes : pull en laine polaire (environ 27 bouteilles plastique), fibre polyester pour rembourrer couettes ou anoraks, textiles d’isolation pour les bâtiments, tuyaux d’assainissement, gaines pour le passage des câbles, bouteilles, barquettes… Pour optimiser le recyclage, pensez à laisser les bouchons plastiques sur les bouteilles, mais retirez l'opercule en aliminium des bouteilles de lait.
Sont recyclables : les bouteilles d’eau, de soda, de lait, de soupe, les flacons de lessive, les boîtes de chocolat en poudre ou de farine, les produits d’entretien ou de toilette….
Ne sont pas recyclables : les films plastique et les petits pots (yaourts,crèmes...) car ils sont souillés.
1 tonne de plastique recyclée = entre 600 et 800 kg de pétrole brut économisés
Les papiers et cartons

Leur traitement permet de fabriquer du papier recyclé.
Sont recyclables : les journaux, magazines et prospectus, les cartons.
Ne sont pas recyclables : les enveloppes à fenêtre plastique, les papiers plastifiés, le papier carbone, les couches-culottes, les mouchoirs...
1 tonne de vieux papiers = 600 kg de papier OU 900 kg de carton, tout en consommant jusqu’à 4 fois moins d’énergie.
Les métaux

Généralement recyclables, on les retrouve dans la vie courante.
Sont recyclables : les boîtes de conserve, les canettes en acier et les barquettes en aluminium, les bombes aérosols, les bidons et boîtes métalliques.
Ne sont pas recyclables : les boîtes et barquettes non vidées.
1 vélo = 670 canettes valorisées1 voiture = 19 000 boîtes de conserve traitées
Pour en savoir plus
Consultez le site Internet de votre commune ou du syndicat chargé du traitement des ordures.
Le
Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (agglomération parisienne) explique le tri aux résidents de la région.
Campagne de l'ADEME, «
Réduisons nos déchets, ça déborde »
Le guide pratique de l’ADEME à télécharger :
Les déchets des ménages
Le guide pratique de l’ADEME à télécharger :
Le compostage individuel
Eco-Emballages
Campagne de
France Nature Environnement, « Dès aujourd’hui, moins d’ordures pour les générations futures »
Revipac (association consacrée à la reprise et au recyclage des emballages ménagers papier-carton) >
contact


Je bois l’eau du robinet (#)
Changer les idées reçues

L’eau du robinet est parfaitement potable, sauf avis contraire de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale. En France, la consommation d’eau en bouteille a été multipliée par 2 en 20 ans, ce qui représente des milliers de kilomètres parcourus, des tonnes de carburant consommé et de CO2 émis avant d’arriver sur notre table. Sans compter les milliards de bouteilles plastique qui en résultent. Seules 4 bouteilles sur 10 sont recyclées : pensez à les trier !
Améliorer le goût

Pour retirer le goût de chlore, on peut fixer un filtre sur le robinet (s’assurer qu’il ne supprime pas aussi les sels minéraux comme le calcaire, indispensable à la santé). Plus simplement, le problème peut aussi être résolu en versant l’eau dans une carafe, le chlore s’évaporant au contact de l’air.En France, 1% seulement de l’eau du robinet est destinée à la boisson alors qu’environ 140 litres d’eau en bouteille sont consommés par an et par habitant. L’eau minérale coûte au minimum 50 fois plus cher que l’eau du robinet.
Pour en savoir plus
Le réseau des
Agences de l’Eau
La
qualité de l’eau du robinet, un dossier du Centre d’information de l’eau (CIEAU)
La
qualité de l’eau du robinet, un dossier des Agences de l’eau
L'eau à la maison. Mode d'emploi écologique. Sandrine Cabrit Leclerc.
Terre Vivante


Je débouche sans danger (#)
Faire de la prévention

Un évier ou un lavabo bouché fait partie des petits tracas du quotidien. Pour en limiter la fréquence, il faut penser à vider le contenu des assiettes et des plats dans la poubelle avant de faire la vaisselle. On peut aussi équiper son évier d’une crépine : placée sur l’orifice, elle retient les déchets avant qu’ils ne tombent dans la canalisation.
Mettre la main à la pâte

En cas d’obstruction, l’eau bouillante, la ventouse, la spirale métallique ou la pompe à vide sont des moyens recommandés, contrairement aux produits chimiques polluants. Avec un peu d’entraînement, il est facile de démonter le siphon pour le nettoyer. Si l’usage d’un déboucheur liquide est nécessaire, éviter le surdosage et choisir de préférence un produit totalement biodégradable et non toxique.En France, seuls 49% des eaux usées sont dépolluées, avec un objectif fin 2005 de 65%.75% des pollutions marines proviennent des eaux continentales.
Pour en savoir plus
L’assainissement des eaux usées, un dossier du Centre d’information de l’eau (CIEAU)
La qualité des eaux des rivières en France, un dossier des Agences de l’eau
La qualité des eaux des mers en France, un dossier des Agences de l’eau
Protéger l’eau, un dossier des Agences de l’eau


Je veille à l’entretien de mon réfrigérateur (##)
Prendre garde à la chaleur

Les instruments de cuisson (four, cuisinière...) sont des équipements qui doivent être placés à l’écart du réfrigérateur. De même, celui-ci ne doit pas accueillir des aliments chauds qui lui demandent un effort supplémentaire en énergie.
Contrôler la température

La conservation des aliments nécessite une température comprise entre1°C (étages du haut), et 5°C (étages du bas). Dans un congélateur, elle doit être de -18°C. En plaçant un thermomètre dans le bac à légumes du réfrigérateur (température la plus élevée), il est facile de réguler la dépense d’électricité.
Dégivrer tous les 6 mois

Tous les 6 mois, il est impératif de dégivrer vos appareils pour qu’ils consomment moins.
Nettoyer la grille une fois par anLa grille située à l’arrière du réfrigérateur est chargée d’expulser la chaleur extraite de l’appareil. Elle doit être vérifiée et nettoyée chaque année.
Vérifier l’étanchéité des portes

L’apparition rapide du givre, c’est souvent des joints fatigués. Pour le vérifier, il suffit de fermer la porte du réfrigérateur sur une feuille de papier : si on la retire facilement, les joints sont à changer.Hausse de consommation d’électricité : +5% à chaque degré supplémentaire et +30% au-delà de 3 mm de givre.
Pour en savoir plus
Le guide pratique de l’ADEME à télécharger :
Le froid


J’économise l’eau (#)
Un peu de méthode

Faire la vaisselle à la main ne doit pas être synonyme de gaspillage : aller du moins sale vers le plus sale, économiser l’eau (fermer le robinet pendant le lavage) et utiliser juste ce qu’il faut de nettoyant, telle est la bonne méthode.
Les bienfaits du lave-vaisselle

Faire sa vaisselle à la machine peut être plus économique en eau et en électricité si le lave-vaisselle est peu gourmand en énergie et utilisé de façon optimale. Bien sûr, il ne faut pas rincer la vaisselle avant de la mettre dans l’appareil, car cela consomme de l’eau inutilement. Pour les poudres de lavage, choisir de préférence celles qui ont des écolabels car nombreuses sont celles qui contiennent encore des phosphates.
Le “bon” lave-vaisselle :• appartient à la classe énergétique A• tourne à pleine charge et en programme “éco”• évite le pré-rinçage, si la vaisselle n’est pas très sale.
Pour en savoir plus
L’eau dans la vie de tous les jours, un dossier du Centre d’information de l’eau (CIEAU)
L'eau à la maison. Mode d'emploi écologique. Sandrine Cabrit Leclerc.
Terre Vivante.


J’optimise la cuisson (#)
Le bon achat

Une casserole à fond plat, avec un diamètre adapté aux plaques, exploite au maximum les capacités de votre cuisinière. De même, l’usage d’un couvercle réduit de façon significative l’énergie consommée.
Profiter de l'inertie

Les plaques de cuisson électriques continuent de chauffer durant 15 minutes après extinction (sauf les plaques à induction) : cette chaleur, entièrement gratuite, mérite d’être utilisée lors d’une cuisson longue.Maintenir 1,5 litre d’eau en ébullition dans une casserole demande 4 fois moins d’énergie avec un couvercle.
Pour en savoir plus
La maison des négawatts. Le guide malin de l’énergie chez soi. Thierry Salomon et Stéphane Bedel.
Édition Terre Vivante.


Je réchauffe au micro-ondes (#)
À utiliser avec modération

Les aliments peuvent se décongeler à l’intérieur du réfrigérateur, sans l’aide du micro-ondes : c’est moins rapide mais cela ne consomme aucune énergie. La cuisson des plats au micro-ondes, et surtout ceux contenant beaucoup d’eau, comme les légumes, est à éviter. Le micro-ondes est idéal pour réchauffer les aliments.Un four à micro-ondes consomme moins d’énergie pour réchauffer un plat qu’un four traditionnel.
Pour en savoir plus
Campagne de l’ADEME «
Faisons vite, ça chauffe »
La maison des négawatts. Le guide malin de l’énergie chez soi. Thierry Salomon et Stéphane Bedel.
Édition Terre Vivante.


Je cuis au four traditionnel (#)
Chasser les courants d’air

Ouvrir la porte d’un four pendant qu’il fonctionne gaspille beaucoup de chaleur : pour évaluer la cuisson de votre préparation, il vaut mieux se servir de l’éclairage de contrôle.
Profiter de la chaleur

Dans le cas d’un four à pyrolyse, le nettoyage doit être programmé dans la foulée d’une cuisson, pour bénéficier de la chaleur accumulée.
Pour en savoir plus
La maison des négawatts. Le guide malin de l’énergie chez soi. Thierry Salomon et Stéphane Bedel.
Édition Terre Vivante.
Campagne de l’ADEME «
Faisons vite, ça chauffe »


Documents visuels et texte : Fondation Nicolat Hulot

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mardi 23 mai 2006

Glace d’asperges aux chips de fraises

J’inaugure ma première participation à Blog Appétit, avec une thématique assez surprenante : Asperges & fraises. Cet événement s’associe à un second, organisé par l’APRIFEL (l'Agence Pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes Frais), depuis 1981 : la Semaine Fraîch’Attitude, du 18 au 23 mai. Il s’agit de (re)découvrir et de promouvoir les fruits et légumes, en terme de plaisir, de forme et de santé. Les végétaux sont mes invités privilégiés sur Absolutely Green, aussi, pour applaudir ce rendez-vous, j’ai pensé à une recette ultra-fraîche, qui exploite les végétaux là où on ne les attend pas, et qui garantit la santé des animaux sur deux pattes qui la mangent comme de ceux à quatre qui n’auront pas été mangés.
C’est parti pour la… Glace d’asperges aux Chips de fraises ! Ne soyez pas frileux, le fondant et la subtilité de cet en-cas/hors-d’œuvre ne laissera pas de glace ceux qui habituellement boudent les légumes.
Vous pouvez entendre « chips de fraises » de deux manières : soit les mini-morceaux qui s’apparentent aux chips de chocolat et qui sont mélangés à la glace, dès qu’elle a pris ; soit les tranches de fraises présentées comme des chips de pommes de terre, en accompagnement de la glace. J’ai une petite préférence pour les tranches, car je trouve que la saveur des fraises est plus prononcée sous cette forme. Toutefois, le choix m’ayant été difficile, je vous transmets la recette sous ses deux variantes.

Ingrédients
Pour ½ l de glace :
500 g d’asperges (j’ai pris celles de Belgique, fines et blanches)
1 avocat bien mûr
65 ml d’eau froide
½ cuiller à soupe de vinaigre de cidre
¼ cuiller à café de sel
une bonne pincée de poivre noir
une dizaine de fraises

Préparation
La veille au soir, découpez une fraise en morceaux et laissez-la mariner dans le vinaigre.Le lendemain, recueillez le vinaigre. Il sera aromatisé.
Courbez les asperges jusqu’à ce qu’elles se cassent en deux. Pelez avec un économe la peau de la partie la plus haute. Lavez les asperges et procédez à une cuisson vapeur.
Mixez les asperges avec l’eau. Si vous remarquez que votre purée est fibreuse, passez-la au travers d’une petite passoire ou grosse passette.
Mixez-la à nouveau avec la chair de l’avocat, le vinaigre aromatisé, le sel et le poivre. Versez dans un récipient en plastique et déposez au congélateur. Lorsque votre glace a bien pris, fouettez-la au mixer. Vous pouvez à ce moment la mélanger avec des petits morceaux de fraises. Remettez-la au congélateur environ ½ heure (ou plus si vous ne la mangez pas de suite). Si vous optez pour les fraises version « chips de pommes de terre », accompagnez vos boules de glace de tranches de fraises au moment de servir.

Remarque : cette glace est meilleure mangée le jour même, car elle n’est pas aérée par de la gélatine, du blanc d’œuf, tout autre ajout.
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lundi 22 mai 2006

Confiture de poire aux fleurs de sureau

Je vous ai présenté un sirop de fleurs de sureau il y a quelque temps. Je ne me suis pas arrêtée là…
Cette fleur diffuse un tel arôme que j’ai profité de sa floraison pour entreprendre également des confitures. Après les cueillette et temps de macération des ombelles, j’ai convié Madame La poire à une petite soirée en cuisine, en l’honneur de Melle Fleur de sureau. Mr Sucre de canne , toujours fidèle au poste, s’est imposé. Je n’ai pas regretté, ils se sont tous entendus magnifiquement, et m’ont offert, en souvenir, quatre bons pots de confitures.

Ingrédients
2 ombelles de fleurs de sureau (j’ai pris des fleurs de sureau noir)
20 cl d’eau bouillante
15 cl de jus de pommes
1,2 kg de poires
9OO g de sucre de canne (1/2 rapadura, ½ sucre de canne de commerce)
le jus d’½ citron

Préparation
Vérifiez que plus aucun insecte n’habite les ombelles. Lavez-les. Dans un saladier, versez 20 cl d’eau bouillante sur les fleurs. Couvrez et laissez macérer 3 jours. Filtrez pour recueillir la tisane.
Epluchez et évidez les poires. Coupez-les en cubes. Dans un grand saladier, mélangez bien les poires, le sucre, la tisane de fleurs, le jus de pommes. Couvrez et laissez macérer au frigo une nuit.
Le matin, versez tous les ingrédients dans une grande marmite et faites bouillir, en écumant, 20 à 40 minutes, soit jusqu’à ce qu’une goutte de la préparation se fige sur une soucoupe froide. Ajoutez le jus du demi-citron pour revitaliser la confiture, et mélangez bien.
Entre-temps, ébouillantez des pots à confiture.
Versez la confiture encore bouillante dans les pots. Fermez-les et retournez-les pendant 6 heures.

Remarque pour les citadin(e)s
On peut se procurer des fleurs de sureau séchées en herboristerie et magasin bio. Je n’ai pas essayé mais peut-être qu’elles peuvent faire l’affaire, sachant que seulement deux ombelles de fleurs fraîches sont utilisées.
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Ecovégan : pour un commerce plus éthique


Ironie du sort, c’est à Paris, à l’occasion de la Veggie Pride , que j’ai fait la connaissance de trois jeunes nantais bien motivé(e)s pour participer à l’évolution de l’économie, dans une option éthique. Pour cela, ils ont décidé de créer une entreprise basée dans un premier temps sur la vente par internet et respectueuse de trois critères :
- Protection de l’environnement, en proposant des produits écologiques
- Protection des animaux, en proposant des produits vegan (sans produits ou sous-produits animaux, non- testés sur les animaux…)
- Le social, à travers la promotion des entreprises éthiques, des coopératives, du commerce équitable et en responsabilisant le consommateur.

Pour les aider dans leur projet, ils nous invitent à répondre à un questionnaire en ligne (pour particuliers, pour entreprises ), afin de cibler les marchés qui leur seraient ouverts. Je vous assure que cela ne vous prendra pas plus de 2 minutes.
Vous pouvez également leur envoyer vos remarques ou suggestions éventuelles en cliquant ici.
N’hésitez pas à voyager sur leur site ; vous y rencontrerez moult informations concernant les implications des productions des textiles animaux et cosmétiques, ainsi que des questionnements autour du commerce équitable et de la décroissance.
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dimanche 21 mai 2006

Soupe épicée aux orties et à la noix de coco

Au printemps, les orties pointent leur nez. Leurs jeunes pousses offrent de jolies feuilles tendres et propices à la cuisine. C’est à cette époque qu’on les consommait, en combinaison avec d’autres herbes sauvages, comme les feuilles de pissenlit, pour les cures de printemps, jadis populaires et qui reviennent à la mode ces dernières années. L’ortie stimule effectivement les reins dans leur travail d’épuration, tout en re-minéralisant l’organisme. En France, cette plante est considérée comme une mauvaise herbe. On la maudit si la malchance veut que l’on tombe dans un de ses buissons - sans commentaire ! Les jardiniers biologiques la voient d’un meilleur œil : réduite en purin, elle produit un engrais naturel d’excellente qualité. Enfin, certains personnes bravent ses poils urticants pour amasser à peu de frais des légumes ou herbes à tisane. Je fais partie de ceux-là.
Ce végétal, mérite bien un peu d’expérimentation. Et pourquoi pas un potage d’inspiration indienne, histoire de parer nos vertes campagnes de saveurs exotiques…

Ingrédients
Jeunes pousses d’orties
1, 5 l eau
5 poignées de lentilles corail
4 cm de crème de coco
1 cuiller à soupe rase de poudre de curry
1 gousse d’ail
1 oignon émincé
1 cuiller à soupe d’huile
sel

Préparation
Armez-vous de gants de jardins et récoltez des jeunes pousses d’orties. Cueillez les feuilles. Lavez-les en protégeant vos mains de gants de caoutchouc ou de latex. Vous devez obtenir le volume d’une passoire.
Dans un faitout, faîtes chauffer l’huile, puis blondir l’oignon. Ajoutez les autres ingrédients et laissez mijoter ¼ d’heure environ, soit le temps que les lentilles se transforment en purée. Mixez bien et servez.



Sur Kalyn’s Kitchen, retrouvez en fin de soirée de nouvelles recettes à base d’herbes et de fleurs, postées aujourd’hui par des bloggers à travers le monde et rassemblées par Kalyn, à l’occasion de ce Week-end Herb Blogging # 33.
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Mayonnaise à la fleur de maïs : le comble du poids-plume

Léger retard pour ma rubrique hebdomadaire Atelier Végé-faussaire : hier j’étais à la Veggie Pride (promis, je vous en donnerai des nouvelles) et n’ai pas eu la possibilité de poster cet article. La voici, la voilà ma Mayonnaise à la fleur de maïs. Et c’est avec elle que se clôture ma ronde des mayonnaises sans œufs. Il s’agissait surtout de vous présenter une trame, en passant en revue différentes méthodes pour réaliser une mayonnaise. Les variantes sont innombrables. A vous le jeu des inventions culinaires…
J’ai trouvé cette recette dans La gastronomie des enfants malades, par Catherine Descargues et le Pr. Jean Navarro. Elle est très simple, rapide, économique et plutôt bonne. A la différence des mayonnaises aux œufs ou que je vous ai présentées (de tofu, lentilles du Puy, amandes, ou à la spiruline), cette version ne comporte aucune graisse. Ses auteurs l’ont créée en pensant aux enfants atteints de mucoviscidose, dont le déficit lipasique demande une régulation des apports lipidiques. On peut toutefois apprécier cette légèreté sans être pour autant malade, en fonction du repas, de ce qu’elle est censée accompagner…Reste un bémol, à mon avis, pour cette mayonnaise : elle pèche par sa ressemblance avec la béchamel lorsqu’elle est tiède, par sa consistance de pudding une fois refroidie.

Ingrédients
20 g de fleur de maïs (maïzena)
2 dl de lait végétal
sel
une pincée de noix de muscade en poudre
1 cuiller à café de moutarde
facultatif : cerfeuil, persil, oignon haché…

Préparation
Dans une casserole, délayez la Maïzena dans le lait végétal. Ajoutez le sel et la noix de muscade. Faîtes cuire en tournant jusqu’à épaississement. Une fois refroidie, ajoutez à la mayonnaise la moutarde, et éventuellement des herbes.

Pour les samedis à venir, j’ai pensé à une nouvelle série : les mousses au chocolat. Qu’en pensez-vous (sachant que les végétales, plus digestes et légères que les autres, conviennent tout à fait par temps chaud !) ?
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vendredi 19 mai 2006

Des menaces sur l’accès-internet au Congrès américain / Save the internet Campaign

Mercredi, je me suis rendue sur Kalyn’s Kitchen. IL n’y avait pas de recette, ni d’images de ses jolies plantes de jardins, mais un article de participation à la campagne Net Neutrality-Day without Blog. Ce jour-là, les blogs étaient en effet invités à faire grève pour protester contre une loi actuellement discutée au Congrès américain et qui conduirait tout droit à un accès-internet à deux vitesses. De quelle manière ? Il reviendrait désormais aux sites/blogs de payer leurs fournisseurs d’accès pour exister sur la toile. Les visiteurs, quelques soient leurs pays de résidence, forfaits et propres fournisseurs, se connecteront rapidement sur les sites qui pourront payer le prix fort. Par contre, ils attendront et attendront des lustres avant de visualiser la page d’accueil des autres sites (dont bien évidemment les blogs). Il est même question que les gros fournisseurs bénéficient du droit d’interdire tout site dont le contenu les dérange. Certains faits nous en ont déjà donné un avant-goût (plus de détails).

Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur les pages suivantes :
- Save the Internet
- Blogher
- Free Press
- Food Blog S'Cool

Pour agir,
- signez la pétition sur Moveon.org
- envoyez une lettre au Congrès
- diffusez l’info, autant que possible

Pim a établi une liste des blogs mobilisés mercredi dernier (la voir).

Sur Absolutely Green, je me réveille avec deux jours de retard. Quoiqu’il en soit, l’enjeu de cette campagne demeure inquiétant. Retard ou pas, j’ai préféré passer le message. Qui sait ? Peut-être que, comme moi, d’autres ont zappé l’affaire le jour J…

Et pour ceux/celles qui ont le logiciel adapté, une vidéo explicative (en anglais) :

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Dosas (crêpes indiennes, à base de riz et de lentilles/haricots mung)

De même que les Idlys, les Dosas sont courantes en Inde du Sud, où elles sont consommées pour le petit-déjeuner ou en snack. Ces crêpes croustillantes se dégustent seules, fourrées ou accompagnées d’oignons frits, pommes de terre épicées, chutneys…
En général, la pâte est similaire à celle des Idlys, en plus liquide. Ce qui est bien pratique. On peut ainsi faire d’une fermentation deux coups : des Idlys à un repas, des dosas au suivant, ou l’inverse. Des variantes ne sont toutefois pas exclues : par exemple, les Maida Dosas incorporent de la farine, tandis que les Rava Dosas de la semoule.



Ingrédients
Pâte à Idlys
Eau
Huile de tournesol ou d’olive

Préparation
Liquéfiez votre pâte à Idlys. La consistance doit être celle d’une pâte à crêpes. Faites cuire vos dosas comme des crêpes (le premier côté sera bien doré, le second plus légèrement) ou procédez de la manière suivante (moins évidente) : 1. on jette de l’eau sur une poêle très chaude. 2. on verse une petite louche de pâte de suite, et on l’étale finement par rotation de la poêle. 3. on baisse le feu et verse un peu d’huile sur le pourtour de la dosa. 4. dès que ce pourtour dore, retournez votre dosa pour quelques secondes seulement.

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jeudi 18 mai 2006

Idlys inratables (galettes indiennes à base de riz et de lentilles/haricots mung)

Les Idlys sont des sortes de galettes à base de riz et de lentilles (Urad Dal) cuites à la vapeur. Elles sont originaires du sud de l’Inde, où on les consomme au petit-déjeuner comme en snack, accompagnés de chutney, sambar, condiments variés…

Pendant des années, j’ai réalisé des idlys peu ordinaires (de vilaines langues diront complètement loupés !). J’obtenais une sorte de steak de soja de taille démesurée, bien compact, que j’agrémentais d’épices, herbes, noix et légumes râpés, selon mon envie du jour. Une bonne recette sauf que mon méga Idlys… n’avait rien à voir avec les Idlys Indiens. C’est l’écueil dans lequel on peut tomber sans s’en rendre compte quand on se contente de recettes tirées de livres sans images.
Un jour, je suis allée sur le blog indien Mahanandi, et j’y ai découvert des petits Idlys bien aérés et tout rondelets. Hum ! Hum ! Il y a comme qui dirait un problème… Alors j’ai épluché la recette et les conseils fournis par Indira puis sur Wikipedia.


Les Indiens se servent de plateaux spéciaux et creusés pour la cuisson à la vapeur ; c’est ainsi que les galettes sont moulées. Je me suis satisfaite de mon habituel panier vapeur en bambou, tout en répartissant une mince couche de pâte. Et miracle, ça a marché ! Ces galettes sont finalement très légères et pas si compliquées à faire.

Voici la recette et les conseils que j’ai suivi.

En passant, parmi les ingrédients traditionnels, je conserve le riz mais l’associe avec des haricots mungo (soja vert) plutôt que des lentilles corail, je ne sais plus pourquoi, peut-être une recette m’en a donné l’idée, peut-être que ma mémoire s’est distordue… Toutefois, les galettes sont très réussies ainsi. Des Idlys ratés je suis passée aux Idlys personnalisés !


Ingrédients
1 part de haricots mungo ou de lentilles corail
pour 2 parts de riz (je prends du riz complet –il paraît que le riz pré-cuit, concassé, en semoule ou en crème marchent, mais je n’ai pas essayé)
une pincée de bicarbonate alimentaire
½ cuiller à café de graines de fenugrec
eau filtrée/de source
sel
facultatif : épices

Préparation
Cette méthode correspond aux températures des latitudes occidentales.
Lavez et mettez à tremper le riz + fenugrec et les haricots mung dans deux assiettes séparées, pendant toute une nuit/journée. N’utilisez de l’eau du robinet que si elle est filtrée : la fermentation s’accommode mal d’un milieu chloré !
Egouttez tout en réservant l’eau restante.
Passez au mixer les haricots mungo, jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Vous aurez probablement besoin d’ajouter un peu d’eau réservée pour accélérer le processus. Réservez.
Passez également au mixer le riz avec le fenugrec au mixer, en ajoutant un peu d’eau. La pâte doit être un peu plus grossière que celle des haricots mung.
Mélangez bien vos deux pâtes. Versez dans un saladier. Couvrez.
Laissez fermenter au minimum une nuit/journée dans une endroit chaud (environ 25-28°C) – vous pouvez pousser ce temps jusqu’à 15 heures. Pour cela, il peut être nécessaire de préchauffer votre four 5 minutes et d’y enfermer ensuite votre saladier (j’ai renouvelé le préchauffage 2-3 fois pendant le temps de fermentation).
Mélangez doucement avec le bicarbonate et suffisamment de sel pour votre goût. La pâte présentera des petites bu-bulles caractéristiques de la fermentation. Si ces dernières sont absentes, il vous reste l’option Méga-steak d’Idlys raté…
Etalez une couche de pâte dans votre panier vapeur recouvert de papier cuisson (Echo/sulfu) et procédez à la cuisson pendant 10 à 20 minutes. Les Idlys doivent être secs au touché. Attendez qu’ils soient complètement refroidis pour décoller le papier cuisson. Coupez des parts.

Il vous reste encore un peu de pâte ? Réservez-là, vous ferez au prochain repas des Dosas (recette à venir).

photo plateaux : Mahanandi
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mercredi 17 mai 2006

Carrés choco-mangue, un en-cas bien gourmand (d’après les Barres de céréales Liberté de Loïse)

Loïse, de Carnet de recettes, nous a transmis dernièrement une recette bien sympa pour les goûters et autres en-cas : les barres de céréales Liberté. Liberté, parce que les ingrédients et proportions sont variables selon l’humeur du jour.
Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais lancée dans ce type de préparation. Le résultat m’a étonnée car je m’attendais au croquant des barres du commerce. J’ai plutôt obtenu des carrés entre le pudding/les tartines/le gâteau diététique. Ajoutez un peu plus de sucre ou édulcorant, et éventuellement de l'huile/margarine : vous dégusterez une merveilleuse pâtisserie.
Une première pour moi qui annonce de multiples variantes… Merci Loïse.

Voici ma recette :

Ingrédients
1,5 tasse de flocons de riz (mag. bio)
¼ tasse de flocons d’azuki (mag. bio)
1 cuiller à soupe de farine de riz (mag. bio/asiatique)
4-5 tranches de mangues séchées (mag. Bio/asiatique/équitable)
1 banane bien mûre
2 cuillers à soupe de sucre muscovado (mag. bio/équitable)
2 cuillers à soupe de sirop d’érable
1 cuiller à soupe de poudre de cacao (j’ai pris du dégraissé)
1 cuiller à soupe de dattes
1 cuiller à soupe de raisins secs sultanine
1 cuiller à soupe de noisettes grossièrement concassées
1 cuiller à soupe de noix de coco déshydratée
1 cuiller à café de poudre de cannelle

Préparation
Préchauffez le four à 180°C.
Dans un saladier, mélangez les flocons de riz et d’azuki. Versez de l’eau jusqu’à leur niveau et laissez-les se ramollir pendant 10 minutes.
Cassez les tranches de mangue en morceaux d’environ 1cm X 1cm. Ecrasez la banane.
Mélangez tous les ingrédients sauf la noix de coco. Si la pâte s’avère un peu trop molle, ajoutez un peu plus de farine.
Etalez sur une plaque garnie de papier de cuisson (Echo/sulfu). Parsemez de flocons de noix de coco que vous ferez adhérez à la pâte en les compressant légèrement avec le dos d’une cuiller.
Enfournez pendant 25 minutes environ.
Laissez refroidir complètement avant de décoller le papier cuisson et découper vos carrés.

Ces carrés/barres, étant plus humides que les barres de commerce, ne se conservent pas longtemps (4-5 jours). A moins d’avoir un appétit d’ogre, ne préparez pas de grosses quantités à la fois. Renouvelez plutôt vos préparations, d’autant plus que cela ne vous coûtera que peu de temps.
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En route pour la Veggie Pride...


Samedi prochain, soit le 20 mai, aura lieu la sixième édition de la Veggie Pride à Paris. Le rendez-vous de la manifestation est fixé à 14 h, Place Georges Pompidou (parvis Beaubourg, 4ème arrondissement).
Inspirée de la Lesbian & Gay Pride, la Veggie Pride incite les végétariens et végétaliens a faire leur « coming out », à oser affirmer leurs raisons, sentiments et convictions concernant les animaux dans leur vie quotidienne, et d’accroître leur résistance face aux tentatives de marginalisation dont ils peuvent faire l’objet dans leur famille ou au travail.

Dès lors que l’on déclare refuser de faire emprisonner, gaver, terroriser, mutiler, priver de relations sociales, asphyxier, assommer, électrocuter, égorger autrui pour la simple satisfaction d’habitudes ou de préférences alimentaires, nos propos sont au mieux moqués, rendus inaudibles (sensiblerie, immaturité…) ou, pire, suspectés de véhiculer des idéologies odieuses (haine de l’humanité, inféodation à des sectes dangereuses…). Beaucoup de végéta*iens préfèrent passer inaperçus ou invoquer de fausses raisons dans l’espoir d’échapper aux moqueries et à la réprobation sociale.
La végéphobie est le phénomène qui contraint les végéta*iens soit à ne pas assumer publiquement leurs convictions, soit à se trouver marginalisés par leur entourage.
Par la Veggie Pride, nous voulons dire que nous n’acceptons plus cette situation. Nous voulons qu’il y ait discussion argumentée de nos propositions, à la place des rires ou des injures.
Nous refusons d’avoir honte de nos choix éthiques et/ou compassion.
Nous ne voulons plus nous excuser de ne pas vouloir tuer.
Nous sommes là, nous vivons, nous pensons et le disons.




Le programme de la journée s’annonce en plusieurs mouvements :

14h30 Départ de la manifestation à travers les rues de Paris
Manifestion d’individus exprimant en leur nom propre leur fierté d’être végéta*iens pour les animaux.


16h Arrivée à la Fontaine des innocents


16h30-17h Happening symbolisant l’océan de souffrance et de mort imposée quotidiennement aux animaux
100 volontaires, portant un masque d’animal (fourni par l’organisation), se tiendront immobiles, tête baissée, pendant qu’une bande sonore fera entendre cris d’animaux , extraits du Manifeste et autres textes relatifs à l’industrie de la mort.


17h30 Activités variées
lecture de textes relatifs au végéta*isme et visite des stands officiels de la Veggie Pride (stands de dégustation, d’information, vente de matériel militant, musique, discours, etc.).Projection en continue de vidéos sur plusieurs télévisions montrant la réalité de l'élevage et de l'abattage.



19h30 Début de l'after-pride. (en savoir plus).
Les non-végétariens sont invités à profiter de ce rassemblement pour s’informer grâce à la documentation mise à leur disposition, à discuter avec les participants et à assister aux diverses animations proposées.

Vous êtes d'accord avec le Manifeste de la Veggie Pride ? Dites-le publiquement ! Signez !
Pour en savoir plus sur la Veggie Pride, consultez son site (en plusieurs langues) et la Foire aux questions (FAQ)

Et je profite de ce post pour vous annoncer/rappeler que la Lesbien, Gay, Bi & Trans Pride aura quant à elle lieu le 24 juin à Paris et 27 mai à juin (pour les autres villes et plus d’infos).

Photos et textes : Veggiepride
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mardi 16 mai 2006

Crème-dessert à l’avocat d’Hawaï

L’avocat ne se réserve pas qu’au salé. Les membres de la communauté asiatique d’Hawaï s’en réjouissent et consomment ce fruit mélangé à de l’ananas, des oranges, dattes, bananes, etc. Je me suis inspirée de cette tradition culinaire pour concocter une crème-dessert crue, rapide à faire, particulièrement onctueuse, et qui permet de faire agréablement le plein en bonnes huiles, vitamines, minéraux et oligo-éléments (vit. C, B, E, magnésium, potassium, phosphore, fer, cuivre, zinc…).

Ingrédients
Pour 2 personnes :
La chair d’un avocat bien mûr
300 g de chair d’ananas
facultatif : 1 cuiller à café de gingembre frais, coupé en petits morceaux

Préparation
Passez le tout au mixer, et dégustez aussitôt.
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lundi 15 mai 2006

Jeu de blaireaux : agissons !

Mercredi dernier, Cel (de Cel’s Home) nous a informé(e)s de la tenue du prochain championnat international de déterrage de blaireaux dans l’Allier. Je n’avais jamais entendu parlé d’une telle pratique. Décidément la cruauté a plus d’un tour dans son sac !


A ceux et celles qui n’ont pas encore lu cet article, je vous conseille de cliquer ici. Les moyens d’actions ne sont pas oubliés.

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