jeudi 28 avril 2011

"Frites" de scorsonère et leur dip cajou-basilic

La scorsonère est le plus souvent appelée (à tord) salsifi. Cette racine noire, à la pulpe blanche, a mauvaise presse, car on la dit difficile à préparer. Et il est vrai qu'une fois pelée, elle libère un latex qui se colle à nos mains. Pour parer cet inconvénient, on conseille de peler la racine avec des gants. Personnellement, je me contente de la plonger dans une bassine d'eau durant cette opération. Une fois la peau retirée, la scorsonère n'attend pas, au risque de s'oxyder à l'air libre. Et une fois cuite, elle fond dans la bouche, libérant des notes douces d'artichaut.




Dans la recette d'aujourd'hui, la scorsonère se déguise en pomme de terre. Si l'effet est amusant, ces "frites" rôties surprennent par leur légèreté. Accompagnées d'un dip cru cajou-basilic, elles pourront être servies à l'apéritif, en entrée ou en tant que légumes dans le plat principal. S'il vous reste un fond de dip, n'hésitez pas à le tartiner sur une tranche de pain ou à le servir avec des crudités.

Cette recette sans gluten est publiée dans la revue Ecolopop.

Pour lire la recette,
cliquez ici.
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jeudi 21 avril 2011

Menu de Pâques à la suédoise & Interview sur Goosto.fr

A la demande de Goosto.fr et dans le cadre de son dossier "Worldbloggeurs 2011", j'ai récemment composé un menu de Pâques d'inspiration suédoise. Pour ce repas de famille, j'ai misé sur des recettes simples, faciles et à même de satisfaire les goûts les plus divers. Le concept du buffet, tel qu'il se pratique régulièrement en Scandinavie, m'a semblé parfait pour cette occasion. Il permet en outre de contourner le menu traditionnel français à base d'ingrédients animaux, et cela avec un brin d'originalité et beaucoup de légèreté.

Ainsi, on pourra préparer nos salades préférées, avec des légumes nouveaux et de saison. Des tartinades, des mayonnaises et du caviar végétaux viendront les étayer. Chacun des convives pourra alors composer son assiette et ses toasts à la scandinave (tranche de pain tartinée et garnie de crudités etc.), selon ses goûts et sa faim. Quant au dessert, des salades de fruits, biscuits et sorbets seront les bienvenus. On pourra aussi façonner des petits oeufs en pâte d'amande, éventuellement trempés dans du chocolat fondu : les gourmands adoreront !

Pour donner un peu plus de caractère à ce buffet, j'ai ajouté trois recettes plus typiquement suédoises.



Des Haricots blancs à la mode suédoise (Vita bönor på svensk vis)
Traditionnellement, cette recette est préparée pour Noël, avec des haricots bruns. En voici une version plus printanière. J’ai remplacé le sirop de sucre suédois par du sirop d’orge malté, lequel est à mes yeux le plus proche question goût. Avec des haricots farineux, cette recette n’en est que meilleure.
Sur la photo, vous remarquerez le caviar végétal Tång (à base d'algues). Un jour un marque française m'a informée qu'elle diffusait un produit similaire en France, mais je n'arrive pas à retrouver sa trace. Si vous en savez plus, merci de me tenir au courant.
Note du 10 mai : Ikea vend désormais du caviar Tång vegan (le noir uniquement). Ce caviar devrait arriver dans l'épicerie des ikea en France, peut-être est-ce même déjà le cas.
Pour lire la recette des Haricots blancs, clic.


Des Pommes de terre façon Hasselback (Hasselbackspotatis)
Les pommes de terre font partie intégrante de la cuisine suédoise. Comme en Irlande, ces tubercules ont permis d'alléger des famines par le passé. Cette recette est née en 1955, dans le restaurant Hasselbacken, à Stockholm. Je me suis permise de remplacer le beurre par de l'huile d'olive, désormais à la mode en Suède.
Pour lire la recette, clic.


Un Gâteau toscan, glacé au cynorrhodon (Toscakaka med nyponglasyr) 
Ne vous y trompez pas, malgré son nom, le gâteau toscan est très populaire en Suède. Ici je lui ai ajouté de la farine de cynorrhodon, un produit typique et que l’on retrouve dans la fameuse Nyponsoppa suédoise, une soupe sucrée. Cela permet de réveiller le sucré avec un brin d’acidité. Une version à l’orange confite est ajoutée.
Pour lire la recette, clic.

Pour compléter ce menu, Goosto.fr m'a demandé de répondre à son questionnaire du goût. Ma dernière découverte en matière de goût, quels sont à mon avis les produits de demain, mes indispensables, quel à été mon déclic pour créer ce blog... Vous saurez tout en cliquant ici.

Merci à Lê Thi Mai Allafort de Goosto.fr pour son invitation et sa contribution.






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Et si vous voulez en savoir plus sur les conditions de transport des agneaux, L214 a mis en ligne des vidéos révélatrices (clic ici et ).
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mercredi 20 avril 2011

Muesli de Blåkulla & l'attachante Grace

Cela faisait un moment que je vous réservais ce muesli, je vous l'avais même promis dans un post fin février


Ce muesli, il est à mes yeux doublement magique. D'abord, c'est le premier "maison" que je digère facilement. L'astuce est très simple : les flocons de céréales sont toastés quelques minutes à peine, juste le temps qu'ils deviennent plus digestes, sans se transformer en granola. Je n'ai rien inventé, les mueslis du commerce sont généralement ainsi faits. Pourtant, je n'avais pas pensé à le pratiquer moi-même, partant du postulat que "plus c'est cru, meilleur c'est"... Disons que pour moi, dans ce cas-là, ce postulat n'aura pas marché.



Second coup de baguette magique : ce muesli change de couleur dès son contact avec un lait végétal. J'aime ce côté ludique. Là encore l'astuce est facile : j'ajoute aux flocons de la poudre de myrtilles - ces fameuses myrtilles que j'avais cueillies dans la réserve d'Änggårdsbergens, puis déshydratées à l'excalibur. Selon l'humeur, on pourra varier les couleurs, en choisissant par exemple de la poudre de fraises déshydratées, de la spiruline, du cacao, etc.


Magie, prestidigitation, sorcellerie... Quels que soient les secrets de ce muesli, je trouve que sa recette tombe à merveille avec la "célébration" du Blåkulla, laquelle se déroule en ce moment en Suède. Cette tradition se réfère au sabbat de "Blåkulla", un pré légendaire où Satan recevrait sa cour. Pour s'y rendre, les sorcières chevaucheraient leurs balais et s'envoleraient dès le jeudi Saint ; elles ne reviendraient chez elles qu'à la fin du week-end de Pâques. 



Le site de blåkulla existe réellement : il s'agit de l'île de Blå Jungfrun (anciennement nommée Blåkulla), située entre la côte sud-est de la Suède et l'île d'Oland. Et ce week-end de Pâques, les sorcières pérégrinent effectivement. Elles ressemblent étrangement aux enfants du quartier et, vêtues de vieux fichus, elles frappent à la porte de leurs voisins pour leur demander des bonbons. Les plus gentilles d'entre elles offrent même de jolis dessins célébrant Pâques. Je ne sais pas ce qu'en pense Satan, au loin sur son pré.





 Revenons au muesli...

Recette
Pour 1 grand pot
300 g de flocons d'avoine - 100 g de flocons d'orge - 50 g d'amandes hachées - 50 g de graines de courge - 30 g de noix de coco râpée - 5 doses de lait d'amande en poudre - 50 g de chocolat haché - 50 g de raisins secs - 30 g de baies de Goji - 20 g de fraises déshydratées, en tranches - 40 g de myrtilles déshydratées, en poudre - 1 c. à café de vanille en poudre - 1/2 c. à café de cannelle en poudre - 20 g de quinoa soufflé
Préchauffer le four à 180°C. Sur une plaque chemisée, mélanger les flocons de céréales et les oléagineuses. Faire toaster 3 fois 2 minutes, en remuant les ingrédients entre chaque tour, à l'aide d'une spatule. Laisser refroidir.
Mélanger tous les ingrédients ensemble. Conserver dans un pot hermétique.
Alternatives : n'hésitez pas à varier les céréales, les oléagineuses, les épices, etc. Ce muesli est peu sucré, car je préfère laisser le convive libre d'arroser ou pas son muesli d'un filet de sirop d'érable. Selon votre préférence, vous pourrez ajouter un peu de sucre en poudre dans la recette initiale.

Et parce que je trouve cette vidéo de Grace (la brebis) craquante...


... Et aussi parce que je ne comprends toujours pas que l'on mange de l'agneau pour Pâques. A ce titre, je vous proposerai un menu de Pâques 100% végétal demain.

Plus d'infos sur le refuge pour animaux de ferme dans lequel Grace est accueillie ici.
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mercredi 13 avril 2011

Flans végétaux au cañihua

Cousin du quinoa, le cañihua nous vient du Pérou. Cette graine rouge et menue craque sous la dent, libérant une saveur légèrement maltée. Traditionnellement, le cañihua est rôti puis moulu en farine. Mais on peut aussi le consommer bouilli, comme une céréale. Il remplacera alors le boulgour dans le taboulé, s'incorporera à des pâtes à pain ou encore singularisera des entremets, comme dans la recette ci-dessous. Le cañihua se procure dans des épiceries de commerce équitable. A défaut, on pourra le remplacer par de l'amarante ou du quinoa rouge.


La recette est publiée dans la revue Ecolopop.

Pour la lire,
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