mercredi 1 novembre 2006

Journée mondiale du véganisme / World Vegan Day


Au tout début du 20ème siècle, au Royaume Uni, les débats fusaient au sein du mouvement végétarien, autour de la question des produits laitiers : le végétarisme implique-t-il ou non la consommation de produits intrinsèquement liés (et non simplement issus de) à l’industrie de la viande ? Des remous qui menèrent à la création de la Vegan Society, en novembre 1944. Pourquoi « Vegan » ? Ce n’est pas très compliqué. Donald Watson, le fondateur de la Society, pensait à raison qu’il était nécessaire de créer un nom reliant tous ceux et celles qui choisissaient d’adopter une alimentation sans aucun produit animal, afin d’autonomiser et de légitimer cette option. La connexion avec le « végétarisme » fut conservée, mais on dépouilla ce terme du superflu pour n’en conserver que l’essentiel ; au point de vue clair et sans concession correspondit un nom court et net. VEGetariAN devint VEGAN. Aussi simple que cela…
Depuis, la Vegan Society s’est largement développée, diffusant informations diverses sur le véganisme. Lorsque, à mes 18 ans, je suis passée du végétarisme au végétalisme, je ne connaissais pas encore les associations et individus en France. Dès que j’ai mis un mot sur ma pratique, je me suis tournée vers la Vegan Society britannique, où j’y ai découvert à travers leurs publications des individus, activités, produits, lectures (notamment diététiques), soit tout un bouillonnement de culture vegan qui m’aida tant pour me construire que pour m’affirmer dans cette alternative. Car il s’agit bien plus qu’un mode alimentaire. Etre vegan revient à boycotter autant que possible les produits testés sur animaux comme ceux qui en contiennent, le cuir, la fourrure, la laine, les entreprises qui cautionnent toutes formes d’exploitations, la chasse etc. etc. La liste est longue. Pour moi, il s’agit d’un idéal dont on se rapproche autant que l’on peut, avec ses moyens - il faut bien comprendre que la société dans laquelle nous vivons n’est pas disposée à pareille éthique.
Ailleurs dans le monde, ce positionnement s’est toutefois également diffusé et structuré, plus ou moins rapidement, selon les pays – la France fait partie des moyennement lents, comme vous vous en doutez, malgré un sursaut depuis quelques années.
Pour en savoir plus sur ces questions de définitions, je vous invite à consulter le site de Vegan Tekno et de Vegetarismus.

Aujourd’hui, comme chaque 1er novembre, nous fêtons l’anniversaire de la création du véganisme, à travers une Journée Mondiale. C’est l’occasion pour nous de sensibiliser les populations à ce mode de vie, et l’éthique qui lui est sous-jacente. La question environnementale est mise à l’honneur cette année et vous pouvez télécharger la brochure Eating the Earth ici. Au Royaume Uni la fête a débuté depuis une semaine et se prolonge encore jusqu’à mercredi prochain. Le temps de mettre en place des actions, des repas végétaliens dans des cafés, pubs et restaurants… Encore une fois, la France est moins organisée, notamment en Province (à Paris, hier soir, une soirée était organisée à l'initiative du Collectif antispéciste parisien). Et pourtant les sites bien documentés ne manquent pas. En voici une petite sélection de mon cru :

Cahiers antispécistes

Pas de festivités sans bonbons ! Des confiseries 100% vegan, et 100% pur délice, cela vous dit ?
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3 commentaires:

isabelle a dit…

je ne suis pas contre le veganism mais je crois que si un animal est élevé comme il faut et qu'il reçoit beaucoup d'amour on peut le manger et ce n'est pas un "crime".
ce serais comme un juste retour des choses.Je suis tout a fait d'accord que le gavage,les animaux en batterie et toutes ces atrocité sont inadmissible mais doit-on pour autant suprimer toutes choses provenant des animaux?
d'autant que les animaux de ferme ne sont pas maltraité,au contraire il produisent du lait ,des oeufs de façon "naturel" et n'ont pas de quotat,alors suprimer les produit venant de l'industrie agricole d'accord mais pas de produit fermier.Je ne condamne pas du tout ce mouvement mais je me pose la question? N'est-je pas raisons.Je n'ai que 16 ans mais j'ai un assez grand recule par rapport à cela...

Anonyme a dit…

"Juste retour des choses" ?
Si tu as l'esprit assez ouvert, je vais tenter de te faire prendre conscience de quelques petites choses :
On peut croire que les animaux élevés à la ferme sont "plus" heureux, mais ceci n'est que pretexte pour se donner bonne conscience selon moi. Il n'en reste pas moins que le lait (de ferme ou pas)existe parce que la vache a eu petit, et que la consommation de lait et de veau est étroitement lié. De plus, tout comme les oeufs de poules, ces animaux finiront tous dans les mêmes camions et les mêmes abbatoirs, leurs vies seront bien sûr largement écourtées.
Lorsque l'on sait que nous pouvons vivre parfaitement en étant vegan, on s'apperçoit alors qu'il existe réellement aucun argument pour justifier de tuer un être, ni même exploiter ce qu'il fabrique pour nous nourrir.

Virginie Péan a dit…

Merci pour cette réponse et désolée à Isabelle de ne pas avoir lu son commentaire. Il existe plus de 400 posts et je n'ai aucun indicateur pour m'informer que vous avez publié un commentaire sur un ancien post. Enfin les choses changent depuis peu : j'ai remarqué depuis quelques jours qu'il y a possibilité d'annoncer les commentaires sur une de mes boites mail. Je vous invite à le faire (hors page d'accueil) ou à m'écrire directement à absolutegreen@free.fr