Lundi dernier, dans un
post plein de drôlerie, Urban Vegan nous a révélé qu’à 41 ans, elle était encore vierge des sushis maison, et nous a fait part de sa première expérience. C’est à mon tour de passer aux aveux : cette semaine j’ai réalisé mon premier Kéfir de fruits. Kéfir de quoi ? Il s’agit d’une boisson fermentée et légèrement pétillante. Paraît-il… Pour être encore plus sincère, je n’en avais jamais vu. Alors j’ai appelé à la rescousse mon ordinateur qui, grâce à ses moteurs de recherche, m’a mise en lien avec des articles rédigés par des internautes plus expérimentés : Wikipedia (
recette et
informations sur le Kéfir),
Kéfir comme c’est étrange,
Kéfir-Khefir et
Nimasadi.
Un peu plus rassurée, je me suis rendue au magasin bio et y ai acheté une boîte de Ferments pour Kéfir de fruits, au rayon frais. J’y lis :
« A l’origine, les Kéfirs se présentaient sous la forme de grains ayant l’apparence de petits morceaux […] de cristaux translucides pour le Kéfir de fruits.
Ces grains étaient la résultante de l’association de différentes espèces microbiennes, à savoir de bactéries lactiques et de levures spécifiques, fermentant […] le saccharose et le fructose […].
Les Kéfirs constituent encore aujourd’hui la base des boissons à caractère nutritionnel consommées par les peuples qui bordent le massif caucasien. […]
Au sud, particulièrement en Médie, pays d’origine des citrus, les Perses d’avant notre ère, développèrent le kéfir de fruits, dont la consommation s’étendit par la suite à la plupart des peuples musulmans.
Les bactéries et les levures introduites […] dans les jus de fruits étendus d’eau ont la propriété de les fermenter et de les transformer en boissons rafraîchissantes dont les bienfaits sur la santé sont reconnus depuis des millénaires. »
Voici une boisson qui me semble parfaite pour le pique-nique de ce soir.
Je prête attention à la recette incluse qui me semble plus rigoureuse que la plupart de celles lues sur internet : alors que l’on conseille sur la toile d’incorporer des figues sèches pour déterminer la prise du Kéfir (la figue monterait alors à la surface) ainsi que d’autres fruits secs pour le goût, ici de tels fruits sont déconseillés car « leur surface peut receler des germes susceptibles d’altérer la préparation ».
J’ai donc préféré, pour cette
first time, suivre à la lettre la recette du paquet. Sauf que je n’ai pu m’empêcher de la personnaliser, question saveur, en ajoutant thé vert et gingembre,

histoire de rendre la boisson encore plus rafraîchissante.
Pour la préparation, munissez-vous d’un bocal d’une capacité d’un litre et/ou d’un bouteille en verre.
Ingrédients
1 paquet de ferments pour Kéfir
1 citron
40 g soit 8 morceaux ou 2 cuillers à soupe de sucre
(j’ai pris de canne complet)
1 litre de thé vert refroidi
(à partir d’eau de source ou filtrée – le calcaire de l’eau de ville pouvant nuire à la fermentation)
1 morceau de gingembre épluché
Préparation# Dans le bocal, mélangez le thé vert et le sucre.
Dans une tasse, diluez les ferments (+ la gélule de levure contenue dans la bouteille de ferments pour la marque Yalacta) dans un peu d’eau de source ou filtrée. Versez dans le bocal, avec le jus du citron et le morceau de gingembre. Mélangez bien ; qu’il n’y ait plus un seul grumeau !
Posez juste le couvercle sur le bocal, de manière à ce que les premiers gaz parviennent à s’échapper (pour le bocal que j’ai utilisé, j’ai aussi ôté le caoutchouc du couvercle, afin de faciliter la circulation de l’air).
Laissez fermenter, à température ambiante (18-25°C environ) pendant 48h, en l’oubliant.
Le liquide va se troubler et un dépôt blanchâtre va se créer au fond : ce sont les ferments qui se multiplient.
# Deux jours plus tard, transvasez le liquide, sans le remuer, dans la bouteille. Conservez au fond du bocal les ferments et l’équivalent d’un verre de liquide : cela servira à votre prochain Kéfir. Retirez le gingembre. Fermez la bouteille et laissez reposer à nouveau 12 à 24 heures. La boisson gagnera avec le temps en pétillant. Conservez-la ensuite au réfrigérateur et consommez-la dans les 2 à 3 jours.
C'est vraiment très bon. La fermentation adoucit l'acidité du citron. Le Kéfir pétille sur la langue. Le goût s'apparente aux boissons gazeuses à base de thé vert du commerce, sans le sucre (puisque le sucre s’est transformé en gaz).
Et pour les préparations suivantes…
Là je suis encore un peu dans la nébuleuse.
Il est écrit sur le net, que l’on doit rincer les cristaux de ferments et que l’on peut ainsi les faire sécher. Au prochain contact avec de l’eau, ils seront réactivés.
Sur mon paquet, il n’en est pas question. Pas de pause pour le Kéfir, dont on est censé s'en délecter tous les jours. Y figure par contre la recette pour préparer les boissons suivantes, en utilisant d’autres fruits (par exemple de saison) à la place du citron, si vous le souhaitez.
« Prendre le récipient ayant servi à la préparation initiale et dans lequel vous avez conservé le dépôt blanchâtre avec un peu de liquide.
Ajouter 1 à 3 litres d’eau minérale contenant 40 g de sucre et un jus de citron par litre d’eau.
Bien mélangez et procédez comme précédemment. Toutefois, les préparations suivantes sont plus rapides :
- 24 h à température ambiante, flacon recouvert
- 12 h récipient fermé hermétiquement
- Au bout de 20 à 30 repiquages (sur 4 à 6 semaines au maximum) le vieillissement étant la loi de la nature, il est conseillé de renouveler son ferment pour avoir la certitude de toujours préparer un kéfir équilibré et donc de bonne qualité. »
A la vôtre !