mercredi 26 avril 2006

Je pars en vacances mais…

... je compte bien revenir chargée de recettes !

English translation


Ce n’est pas sans un pincement au cœur que je vous quitte pour une petite semaine. Je prends des vacances laborieuses dans le Maine-et-Loire.

Laborieuses ? Eh oui, je ne décrocherai tout de même pas de l’univers culinaire et travaillerai au restaurant gastronomique du Petit Manoir, tenu par ma sœur Caroline et son mari. Mais du labeur à la passion, il y aura forcément de la place pour des vacances énergiques…

Avant dimanche, je ne manquerai pas de réapparaître dans la blogosphère, pour publier une nouvelle recette dans ma rubrique sur Femme de Chef. Pour l’instant je n’en ai que l’idée générale ; il me reste à la concrétiser, ce qui n’est pas forcément une mince affaire. Je vous glisse juste qu’elle sera d’inspiration africaine, avec une tonalité britannique.


Merci de votre curiosité, fidélité, soutien, commentaires et mails depuis ces deux mois et demi passés. Cela me touche profondément.


Je vous souhaite à tous et toutes de profiter de ces belles journées printanières (enfin !).


A la semaine prochaine !

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mardi 25 avril 2006

Pain Essène facile

La recette d’origine préconise de faire sécher son pain aux rayons du soleil. Je me satisfais d’une cuisson douce à la vapeur. L’important, c’est que ça marche, non ?
Ce pain est très énergétique car il est obtenu rien qu’avec des graines germées. Le mien est moins sucré et plus clair que celui que l’on achète en magasin bio (lequel doit probablement être préparé avec un déshydrateur). Sa croûte est quasi-inexistante, mais il a une très bonne tenue. Un régal avec du Marmite ou une tartinade végétale.


Ingrédients
Pour deux paniers vapeur (un de 16 et un de 20 cm de diamètre) :
750 g de graines de blé ou d’épeautre
1 cuiller à café de sel marin
eau de source ou filtrée

Préparation
Lavez vos graines, et couvrez-les d’eau. Lassez-les tremper toute une nuit ou une journée.
Egouttez-les et mettez-les dans un saladier couvert d’une assiette pendant un à deux jours, c’est-à-dire le temps qu’une pointe blanche (le germe) apparaisse. Vous penserez à les rincer deux fois par jours pour conserver un bon niveau d’humidité.
Réservez éventuellement 2 cuillers à soupe de graines. Mixez le reste jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Peut-être qu’il sera nécessaire d’ajouter un peu d’eau pour travailler plus facilement la pâte. Mélangez-la avec le sel et (facultatif) les deux cuillers à soupe de graines mises de côté.
Versez la pâte dans vos paniers vapeur garnis de papier cuisson Echo/sulfu huilé. Ne les remplissez pas plus qu’au 2/3. Couvrez-les d’un torchon humide et laissez la pâte fermenter pendant une journée ou une nuit dans un endroit tiède (s’il fait froid, déposez vos paniers dans le four, préchauffé quelques minutes à th. 1).
Procédez à la cuisson vapeur pendant 1h à 1h30 selon la taille de votre panier. (en cas de grosses fuites de vapeur, voir astuce)
Attendez que le pain ait complètement refroidi avant de le décoller du papier.

Remarque 1 : on conseille de trancher le pain Essène avec un couteau mouillé.

Remarque 2 : je pense que ce pain peut être cuit sans trop d’altération au four à 150°C pendant 50 minutes à 1h, mais je n’ai jamais essayé. J’imagine que sa texture doit être plus sèche.
Remarque 3 : il paraît que l'on obtient une pâte plus homogène en passant les graines germées au hachoir à viande. Avis aux équipé(e)s !
Variantes
Ici je vous ai présenté la recette basique, soit celle au blé/épeautre. Ses variantes sont nombreuses, en incorporant d’autres graines germées, épices, aromates, etc. Comptez sur moi pour vous faire part de mes meilleures expérimentations.
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Ma bibliothèque culinaire : fin ?

Aujourd’hui, s’achèvent mes réponses au questionnaire sur ma bibliothèque culinaire (voir les 1er, 2nd et 3ème volets).

Quel(s) sont les livres qui vous ont déçue ?
Aucun livre ne m’a complètement déçue ; chacun est un univers en soi et une source d’idées. Il y a néanmoins un ouvrage qui m’a déstabilisée car un certain nombre de ses recettes m’étaient difficilement réalisables.

Certains l’aiment cru, 120 recettes sans cuisson, par Kate Wood
Et pourtant ce livre, je l’ai feuilleté à plusieurs reprises avant de l’acheter. Cela ne m’a pas empêchée de ne pas remarquer ce à quoi je ne m’attendais pas du tout : Kate Wood se sert souvent d’un déshydrateur, une sorte de séchoir à plateaux qui déshydrate à très basse température les aliments. Une manière de préparer des chips de tomates, crackers, crumbles et biscuits à base d’ingrédients crus. Mais quand on n’est pas équipée, comment s’y prend-on ? Heureusement que d’autres bonnes recettes rattrapent le coup !
Ex de recettes : Lassi aux mangues, Crème aux noix de cajou, « nouilles » thaïlandaises.

Quel livre vous est passé sous le nez ?

Desserts de légumes, par Elisabet Schafer et Jeannette L. Miller
J’ai découvert ce livre sur le blog Gourmandises trop tard : il est maintenant en rupture de stock chez l’éditeur. Mais je ne désespère pas. Je le trouverai peut-être d’occasion ou en bibliothèque, à moins qu’une réédition soit programmée. En attendant je me contenterai des friands au concombre, sans l’œuf.


Quels livres ont été écrits par des bloggers ?

Cookies, muffins & Co, de Pascal Weeks
Celui-là, on ne le présente plus. J’aime son prix tout doux et son mini-format. Un livre riche en desserts pour changer du sempiternel crumble de pommes. Un livre riche en œufs aussi, à mon regret ! Même les pâtes brisées en comportent. Je puiserai donc dans ce livre des idées gourmandes pour varier mes basiques tirés d’ autres livres de recettes anglo-saxonnes.
Ex. de recettes : Shortbreads au citron et au pavot, Blondie Café Chocolat, Cobbler aux prunes et amandes.

Dans ma liste de livres convoités, se trouvent des livres écrits par certains bloggers comme :

- Sarah Kramer : The Garden of Vegan ; How it all Vegan (qui a reçu l’award de Veg News Veggie 2003-2004) ; La Dolce Vegan (dernier paru).
Sarah Kramer, au look rock-vintage imbibé d’humour et de joie de vivre, a créé un site, GoVegan.net, écrit régulièrement dans le Herbivore Magazine, et gère The Tattoo zoo avec son ami/artiste Gerry Kramer.

- Post Punk Kitchen : Vegan with a vengeance : over 150 delicious, Cheap, Animal-free Recipes that Rock
La Post Punk Kitchen est blog rédigé par un collectif rassemblant non moins de 92 personnes à ce jour. A l’origine, un livre de cuisine pour gourmets fauchés, Vegan with a vengeance. Des bloggers ont déjà suivi certaines de ses recettes et n’ont pas manqué de me mettre l’eau à la bouche.
Un des auteurs de la PPK, Isa Chandra Mozkowitz, est sur le point de publier un nouveau livre, Vegan Cupcakes Take Over the World. Pour visualiser des photos en avant-première, c’est ici.


Dreena Burton : The Everyday Vegan ; Vive Le Vegan

La canadienne Dreena Burton a deux livres et quatre blogs à son actif. Sa cuisine familiale et généreuse me tente beaucoup.

Hooly : Cosmétiques naturels, Conseils pour préserver sa santé au quotidien, par Hélène Baron et Tiphaine Chagnoux
Là je sors du domaine culinaire, mais c’est pour annoncer à ceux et celles qui ne sont pas encore au courant que Hooly, du merveilleux et éclectique Hoolistique Blog-note, est passé à la version papier, avec la contribution d’Hélène Baron, pour nous faire partager ses recettes de cosmétiques « maison », rien qu’à base de produits naturels. Je ne l’ai pas encore acheté, ni même est pris le temps d’aller le feuilleter dans une librairie, mais je fais confiance au savoir-faire d’Hooly pour vous le recommander chaudement dès à présent.



Ma liste d’achats/cadeaux

Elle est interminable. Je note des références sur des bouts de papier, que je conserve, que je perds aussi. Plus qu’une liste d’achats, il s’agit avant tout pour moi d’une liste de désirs. Je n’achèterai sûrement pas tous ces livres… D’autres, inconnus, me tenteront très certainement entre temps… Qu’importe, cette liste m’aura bien fait rêver !

Chocolats et confiseries, par Ecole Lenôtre (Tome 2, et si satisfaction Tome 1)
Ah ! Si je pouvais confectionner des chocolats comme Simon, du Petit Manoir…

Pâtisserie maison, de Florence Edelmann
Un peu comme les Desserts de mon enfance de Gaston Lenôtre, (voir volet 3), à l’échelle du Monde…

Larousse des confitures : marmelades, gelées, pâtes de fruits, chutneys, compotes, sous la direction de Ch. Ferber
Celui-là, il est presque acquis…



Et quelques livres de cuisine des Pays avec :

Recettes végétariennes de Chine, par Bei Hu Shao
Delicious Jamaica : a vegetarian cuisine, par Yvonne Mc Calla Sobers
Flavors of Korea : Delicious vegetarian Cuisine, par Young Sook Ramsay




Sur Amazon, parmi les livres anglais, 273 livres de cuisine vegan sont référencés. Vous rendez-vous compte ? La première fois que je m’y suis rendue, j’y ai presque perdu la tête…
Ma sélection avec…

… quelques livres issus des menus de restaurants

The artful Vegan : Fresh Flavors from the Millenium Restaurant, par Eric Tucker, Bruice Enloe

The candle Café Cookbook : More than 150 enlightened Recipes from New York’s Renowned Vegan Restaurant, par Joy Pierson, et al.

The Angelica Home Kitchen : Recipes from an Organic Vegan Restaurant, par Leslie Mc Eachern



… deux livres sur la boulangerie et pâtisserie,
J’hésite entre celui-ci que j’ai repéré sur Papilles et Pupilles :

Bakin’ without eggs : delicious egg-free recipes from the Heart an kitchen of a food allergy Family, par Rosemarie Emro

et celui-là :

Simple treats : a wheat-free, Dairy-free Guide to Sumptuous Baked Goods, par Ellen Abraham



… et un pour fermer cette longue liste, un livre consacré rien qu’au Miso,

The miso Cookery : a Traditional Soyfood, par Louise Hagler et al.
... et un second sur les cuisiniers, en français cette fois-ci.

Histoire des cuisiniers en France XIXe – Xxe siècles par Alain Drouard et Jean-Robert Pitte


Les bloggers auxquel(le)s je transmets ce questionnaire
Là je vais me la jouer lâchement. Il y a une foule de bibliothèque que je découvrirais avec beaucoup de curiosité. Chaque fois que je me penche sur cette question, je sélectionne des bloggers différent(e)s. Par conséquent, j’invite quiconque figurant sur mes listes de liens (je sais , ça fait du monde), qui n’y a pas encore répondu, mais en éprouve l’envie, à s'y mettre, à sa manière. J’attends vos réponse. Merci d’avance.
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lundi 24 avril 2006

Renversé de Mouhallabieh et sa pluie de pralin

Aïe ! Une amie qui vient manger chez moi et le temps me manque pour nous concocter un bon dessert… Je me suis souvenue d’une recette de Mouhallabieh à l’agar-agar et au lait d’amande publiée par Christine. Sauvée ! J’ai gardé l’idée, mais en ai un peu changé la formule, en fonction des ingrédients à ma disposition et de mon envie du moment.
De délicieux reversés à la saveur fine et méditerranéenne…
De surprenants Mouhallabieh particulièrement légers et rafraîchissants.

Ingrédients
Pour deux personnes :
¼ l de lait de riz
½ cuiller à café de poudre d’agar-agar (pour plus d’infos sur cet ingrédient, cliquez ici)
2 cuillers à café de sucre rapadura
1 cuiller à café de sucre muscovado (ou de rapadura si vous n’en avez pas)
3-4 amandes
1 cuiller à café d’eau de fleur d’oranger
1 poil d’huile au goût neutre

Préparation
Mélangez dans une casserole le lait de riz, l’eau de fleur d’oranger, l’agar-agar et le sucre rapadura. Faîtes chauffez jusqu’à ébullition.
Huilez à peine deux mugs. Versez le liquide et laissez refroidir au moins une heure au frigo.
Au moment de servir, décollez le flan des parois de chaque mug avec une pointe de couteau, et renversez-les sur une assiette. Réduisez en poudre les amandes avec le sucre muscovado. Saupoudrez généreusement les deux flans.
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Rappel : La SMAL 2006, c’est maintenant ou jamais !

"Nous devons toujours prendre parti : la neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime." (Elie Wiesel)
Je vous ai annoncé, il y a trois semaines, dans un post, la tenue de la prochaine SEMAINE MONDIALE pour la LIBERATION des ANIMAUX de LABORATOIRE. Eh bien, elle a débuté depuis samedi dernier. Je ne peux que vous inviter à vous rendre sur la web-plateforme d'International Campaigns, son organisateur, pour y récolter des informations sur la vivisection et les actions programmées dans les villes francophones. En voici un échantillon :
Dans les laboratoires publics et privés, 24 heures sur 24 :
1 animal meurt torturé toutes les 12 secondes en France
1 animal meurt torturé toutes les 3 secondes en Europe
25 animaux (minimum) meurent torturés chaque seconde dans le monde.


Vivisection et expérimentation sur les animaux - Définitions
Ces pratiques consistent à se servir de toutes les espèces d'animaux imaginables (dont la liste non exhaustive remplirait inutilement plusieurs pages de ce manifeste) en les soumettant aux pires tortures expérimentales pour des travaux de recherche dans les domaines les plus variés: chimie (tests de produits cosmétiques et d’entretien, de substances aussi diverses que nocives,…), pharmacie (médicaments,…), médecine (physiologie, pathologie, parasitologie, chirurgie, traumatologie, maladies transmissibles à l’homme,…), génétique, défense [tests d’armes classiques et N.B.C. (Nucléaires, Biologiques et Chimiques)] et également pour l’enseignement des «sciences de la vie»…
Rappelons en outre que le terme «vivisection» («découper le vivant») ne concerne qu’une petite partie de l’expérimentation sur les animaux, les tests en tout genre et répétitifs à l’infini étant les plus gros consommateurs d’animaux réduits à l’état de «matériel biologique», et ce malgré la politique des 3R (Réduire le nombre d’animaux utilisés, Remplacer l’expérimentation sur les animaux par des méthodes substitutives et Raffiner l’expérimentation en réduisant au minimum les traumatismes et la douleur).
Quant à la directive européenne 86/609 de 1986, elle a sa propre définition de l'expérimentation sur les animaux, à savoir: «toute utilisation d’un animal à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques susceptible de causer à cet animal des douleurs, des souffrances, de l’angoisse…». Ne sont donc pas prises en compte les «méthodes les moins douloureuses acceptées par la pratique moderne (méthodes dites humaines) pour le sacrifice et le marquage des animaux». Sic! [...]
Au niveau mondial, le massacre est estimé à, au minimum, plusieurs centaines de millions (voire un milliard) d'animaux sacrifiés par an. En France, toujours d’après les derniers chiffres officiels disponibles (c'est-à-dire datant de plusieurs années !), quelque 90% des «animaux de laboratoire» (soit plus de 2 millions d’individus) sont des rongeurs (souris, rats, cochons d’Inde,…). Les lapins, poissons, cochons et ovins (plusieurs dizaines de milliers) ainsi que les primates (quelques milliers) et autres espèces arrivent officiellement loin derrière tandis que les chats, chiens et chevaux ne représenteraient plus qu'une infime partie des animaux expérimentés.
D’autre part, si certaines expériences parviennent à être "abandonnées", d’autres, plus modernes, "prennent la relève", notamment pour sacrifier des rongeurs (de plus en plus transgéniques) toujours plus nombreux dans le cadre de la recherche fondamentale et de (re)tests en tout genre de molécules et substances chimiques.

Qui terrorise et martyrise les animaux ?
En France, plus de 1000 laboratoires (publics et privés) expérimentent sur les animaux. Un record en Europe.Les laboratoires publics restent les plus gros consommateurs d’«animaux de laboratoire», notamment d’animaux transgéniques. Ainsi, l’Institut Pasteur (Paris) possède son propre élevage de souris pour reproduire et sélectionner chaque année 100 000 souris pour obtenir 30 lignées génétiquement modifiées mise à la disposition de plus de 1000 chercheurs…
Quant aux laboratoires privés (pharmaceutiques notamment), certains se vantent de contribuer à la «diminution» du nombre d’animaux utilisés… La réalité est cependant bien plus cynique puisqu’en fait ils délocalisent tout simplement leur recherche à l’étranger ou la soustraitent à des sociétés spécialisées dans l’expérimentation sur les animaux telles que la société britannique Huntingdon Life Sciences (HLS)! Pour connaître la liste des clients notamment français de HLS, suivez ce lien.
Tout ce petit monde fait travailler toute une chaîne de professionnels et de collaborateurs de la torture animale: les élevages spécialisés dans la fourniture d’animaux sélectionnés et «prêts à l’emploi», les pourvoyeurs au cœur de tous les trafics qui s’enrichissent sur la misère animale ainsi que les fournisseurs d’équipements, de matériel et d’installations en tout genre pour les laboratoires. Sans oublier les techniciens de laboratoire chargés de veiller à leur manière sur les animaux emprisonnés dans les animaleries et qui finiront entre les mains d’expérimentateurs-chercheurs qui exercent sous couvert d’une licence…
Documents texte et photo : International Campaigns
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dimanche 23 avril 2006

Ma bibliothèque culinaire – 3ème volet

Après un bref entracte, je reprends mes réponses au questionnaire gentiment transmis par Fabienne (voir 1er et 2nd volets)

Derniers achats/cadeaux

Les desserts de mon enfance, de Gaston Lenôtre
Un livre de grand pâtissier accessible au grand public (format poche, glossaire des termes professionnels…). Gaston Lenôtre a recueilli les recettes de plus de 100 Madeleines de Proust françaises. Celles-ci sont classées par Région et remises en contexte culino-socio-historique par une brève introduction. C’est vrai que j’ai de plus en plus tendance à bouquiner des compilations et autres Larousses qui me servent de base pour imaginer des recettes végétales. Ici, la plupart des desserts ne sont pas végétaliens mais nombre d’entre eux sont adaptables. Une fois de plus, l’absence de photos me chagrine.
Ex. de recettes : Millefeuille, Tarte aux poires Belle-Angevine, Navettes de St-Victor.

Vegan Menu for People with Diabetes, de Nancy Berkoff
Un achat rien que pour Absolutely Green : je ne suis ni diabétique, ni proche de personnes concernées. Cela ne m’empêche pas de souhaiter que quiconque puisse trouver des recettes à son goût sur ce blog . Un index des recettes organisé selon les intolérances et allergies sera bientôt publié. Mais avant cela, j’aimerais être un peu plus au fait de certains régimes, dont celui des diabétiques, afin de ne pas jouer avec le feu.
Ce livre se montre pédagogique et s’adresse aux adultes diabétiques (les enfants et personnes suivant un régime très strict et médical en sont exclus). Quatre semaines de menus équilibrés, modérés en sucre et en graisse, se succèdent, et permettent de se familiariser avec un système dit « d’échange de parts d’hydrate de carbone et autres sucres ». Des recettes, en grande partie salées, sont insérées. Et comme très souvent, pas de photos !
Ex. de recettes : quick cajun Rice and beans, Green and Creamy soup, Hot apples and Sweet potatoes.



Livres en commande

Healing with Whole Food, de Paul Pitchford
J’ai découvert ce gros pavé de plus de 700 pages en faisant des baby-sittings dans une famille franco-américaine. Il mêle les approches alimentaires orientales et occidentales. J’en ai déjà copié une infime partie, puis ai pensé à le photocopier. Devant sa masse, je me suis résolue à le commander. Un livre qui accompagne le quotidien, avec des notions basiques de nutrition, des techniques de cuisine et de cuisson, et bien entendu, des recettes 100% végétales, simples, faciles et équilibrées, au nombre de 300, classées de la manière suivante : fruits, sauces, condiments, desserts, algues, soupes, salades, graines germées, légumes, noix et graines, légumineuses (miso, tempeh, tofu compris), pains et céréales. Un vrai basique (sans photo…)
Ex. de recettes : Aduki-carob Brownies, Lemon-Walnut Sauté, Amaranth Dumplings in Cabbage Soup.

Vegan Family Favorite, d’Erin Pavlina
J’ai en projet de créer une rubrique spéciale « enfants et bébés » avec des recettes sélectionnées : idées pour réconcilier des enfants en froid avec les légumes (ce qui n’est d’ailleurs pas leur apanage), compatibles avec les besoins de ces humains en pleine croissance (plats concentrant protéines, calories, et nutriments) et/ou intégrant progressivement des aliments dans leur régime (je pense aux bébés), recettes faciles à réaliser par leurs menottes pour les cuisinier(e)s en culottes-courtes. Erin Pavlina est l’éditrice du magazine Vegfamily.com et a déjà écrit Raising Vegan Children in a non-vegan World. Son nouveau livre me semble rassembler une foule de recettes, pour le petit-déjeuner comme la fête d’anniversaire. Je l’ai directement commandé à Vegan Family Favorites, le site (il n’est disponible qu’en occasion sur amazon.fr et donc très cher !)
Ex. de recettes : Quinoa Breakfast, Summer Soyrizo Wraps, Waffle Sundeas.



Ma bibliothèque temporaire

Ma bibliothèque n’a pas été constituée uniquement par des achats (lesquels étaient d’ailleurs souvent d’occasion). J’ai aussi copié, copié et photocopié des livres empruntés à des ami(e)s, à des familles pour lesquelles je fais des baby-sittings et aux bibliothèques.
En ce moment, je parcours deux livres :

La gastronomie des enfants malades, de Catherine Descargues et du Pr. Jean Navarro
260 recettes qui sont conçues pour les enfants intolérants au lactose, aux protéines du lait de vache, au gluten et atteint de mucoviscidose. Elles ont été pensées pour faciliter le quotidien de familles françaises habituées à manger de manière classique. J’en copierai peu car elles sont un peu fadasses à mon goût et utilisent trop d’œufs pour remplacer le gluten. Par contre j’apprécie l’introduction du Pr. J. Navarro qui explique le pourquoi et le comment de ces maladies, et surtout les tableaux en annexe qui rappellent les aliments interdits selon chacune des intolérances. Cela me servira pour constituer mon index de recettes selon intolérances, allergies et diabètes. J’y ai fait quelques découvertes. Par exemple, les épices et aromates vendues en grandes surfaces, sont déconseillées aux allergiques au gluten, de même qu’une tripotée d’articles de charcuterie (ça c’est juste pour l’info !). De même l’intolérance aux protéines du lait de vache peut se coupler, par effet d’aggravation, aux protides du soja.
Ce livre n’est plus édité.
Ex. de recettes : Salade de cresson, Epinards doux-piquants, Charlotte au riz.


Les petits plats des Troisgros, de Pierre et Michel Troisgros
Chez les Troisgros, la gastronomie est une affaire de famille. Pour ce livre, Michel remplace son père défunt Jean, auprès de son oncle Pierre. J’y ai pioché quelques idées de sauces, de potages, et de recettes à base de pommes de terre. Mon attention s’est toutefois portée avant tout sur les desserts, assez nombreux et pour beaucoup « végétalisables » sans trop de complication. Quelques photos de mets à la présentation chaque fois impeccable !
Ex. de recettes : Salade de cèpes crus, sauce soja, Millas aux figues, Truffes chocolat à la verveine.


Sur une île déserte, j’emporterais…
Pique-nique et barbecues de légumes , de Catherine Schielein
« La gastronomie de plein air peut rimer avec santé et équilibre […] Il y a une vie après les chips .» Voilà ce qu’il me faut sur île déserte ! De plus son petit format me permettra de l’emporter dans la poche de mon pantalon. Ce livre est une mine d’or de recettes pour des plats que l’on peut, en plus, et si on le souhaite, emporter ou concevoir à l’extérieur, à l’occasion de pique-niques et barbecues.
Ex de recettes : Sandwich d’artichauts aux noisettes grillées, gâteau de pommes de terre aux tomates séchées et aux olives, Salade de pastèque à la rose de ma copine Kenza Assebab.



Mais si la question a pour sens : quel livre de cuisine emporteriez-vous si votre maison brûlait ?, alors je pense que je choisirais Healing with whole food par Paul Pitchford (mentionné ci-dessus). Parce qu’il est complet pour la vie de tous les jours. Forcément je préfère celui que je n’ai pas encore…

Demain : 4ème et dernier volet de la présentation de ma bibliothèque culinaire. Ouf !
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samedi 22 avril 2006

Mayonnaise de lentilles du Puy

Lors du dernier samedi "Atelier végé-faussaire", je vous ai donné la recette de la Mayonnaise au tofu, soit l’alternative sans œufs la plus commune. Je poursuis mes expériences "mayonnaiseuses" et vous transmets une idée piochée dans Sans lait, sans œufs, de Valérie Cupillard : recycler ses restes de légumineuses pour monter une mayonnaise végétale. Une recette non seulement pratique, mais qui conviendra aussi à quiconque n’apprécie guère le tofu et/ou l’acidité des mayonnaises classiques. Elle m’a étonnée par son "poids" dans la bouche, proche de celui de la mayonnaise avec œufs.
Valérie Cupillard propose dans ce même livre une autre recette, cette fois à base de champignons, à la texture paraît-il étonnante. Je compte bien la tester et vous en reparler à l’occasion d’un prochain atelier végé-faussaire sur Absolutely Green…

Ingrédients
300 g de lentilles du Puy vertes cuites avec des aromates (laurier, sarriette…)
7,5 cl d’huile d’olive (j’ai mis de la colza 1ère pression à froid)
sel, poivre
facultatif : une pincée de cumin, quelques cuillérées de lait de riz (j’ai mis les deux)

Préparation
Mixez tous les ingrédients au robot.

Remarque : Valérie Cupillard conseille la mayonnaise au lentilles du Puy pour accompagner les asperges.

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vendredi 21 avril 2006

Tartaret de betterave et de raisins infusés

Une salade de crudités pas compliquée pour un sou et dont les parfums s’accompagnent délicieusement avec la Sauce yannoh.

Ingrédients
Pour une portion de betterave crue râpée
1 cuiller à soupe de raisins secs sultanine
5 noisettes grossièrement concassées
1 cuiller à café d’estragon haché
une portion de roquette
50 ml d’eau
¼ cuiller à café de graines de carvi
1 morceau de macis
1 clou de girofle

Préparation
Dans une casserole faites bouillir l’eau 10 minutes avec les raisins secs et les épices (éventuellement rajoutez de l’eau si elle vient à trop s’évaporer). Laissez refroidir. Egouttez si besoin et ôtez les épices.
Mélangez la betterave râpée, les noisettes et les raisins infusés. Parsemez d’estragon et servez avec de la roquette.

Remarque : J’infuse une plus grande quantité de raisins secs à la fois que je conserve dans leur "tisane" au réfrigérateur, pour en avoir à disposition, au moins pendant une semaine.
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Sauce Yannoh

Je suis arrivée à la moitié de la présentation de ma bibliothèque culinaire et vous propose un petit entracte agrémenté de quelques recettes. Commençons par cette sauce yannoh, légère, onctueuse et au goût de noix et de céréales toastées. Le "yannoh" est un substitut de café sans caféine, composé d’orge, de seigle, de chicorée et de glands torréfiés. Il se procure en magasin bio.

Ingrédients
8 cuillers à soupe d’huile de noix ou de noisettes
5 cuillers à soupe de lait de riz
2 cuillers à café de jus de citron
1 cuiller à café yannoh soluble
1 clou de girofle
2 pincées de graines de carvi
sel

Préparation
Mélangez tous les ingrédients. Plus vous vous y prendrez à l’avance, plus le clou de girofle et les graines de carvi diffuseront leurs arômes.
Remarque : cette sauce accompagnera délicieusement le Tartaret de beetrave et de raisins infusés
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jeudi 20 avril 2006

Ma bibliothèque culinaire – 2ème volet : De l’appareil des grands cuisiniers au cuisinier dans son plus simple appareil

Je poursuis mon exploration de ma bibliothèque culinaire. (voir 1er volet)

Les livres que j’aimerais partager avec d’autres amateurs éclairés
ou ma contribution pour aller plus loin


Amatrice oui, éclairée ça je ne sais pas !

Certains livres m’ont posé un léger souci car j’ai hésité à les placer dans la catégorie "pour s’initier" (voir 1er volet) ou "pour amateurs éclairés". Ils proposent des recettes simples et faciles à réaliser, mais avec des ingrédients peu ordinaires, à savoir les algues et les graines germées. Il a fallu trancher, et j’ai pensé mon organisation comme telle : "pour s’initier à la cuisine végétalienne" et "ma contribution pour aller plus loin". Car, si je poste un certain nombre de recettes à base d’algues ou de graines germées, ma cuisine n’est pas représentative de la cuisine végétalienne, pas plus qu’un blog omnivore n’est représentatif d’une cuisine omnivore. Chacun(e) partage la cuisine qu’il/elle aime à travers ses publications. A mon avis, un livre comme Recettes gourmandes pour personnes sensibles, de Eva Claire Pasquier, s’adresse plus facilement aux novices que les livres qui suivent. Je me trompe peut-être… Veuillez recomposer ces deux réponses du questionnaire selon votre propre expérience.

Algues, Légumes de mer, de Carole Dougoud Chavannes
Carole Dougoud Chavannes est une cuisinière passionnée des algues, qui a monté deux restaurants végétariens à Genève, un laboratoire culinaire spécialisé dans les plats à base d’algues et qui donne des cours de cuisine (sur les algues) aux professionnels comme au grand public. Les recettes de son livre permettent autant de se familiariser que de se perfectionner avec ce type de cuisine. Des fiches sur ces légumes des mers (agar-agar, dulse, kombu, laitue de mer, nori, spaghetti de mer, wakame, ainsi que les sachets d’algues mélangées) sont insérées, ainsi qu’un mode d’emploi pour les travailler (choix, réhydratation, dessalage, conservation, etc.). Je regrette l’absence de recettes à base d’algue Iziki (en même temps je ne trouve plus cette algue dans les commerces… ), et des informations nutritionnelles un peu succinctes (comparé avec Cuisinons avec les algues !, d’Hélène Magarinos-Rey, aujourd’hui en rupture de stock)
Ex. de recettes : Sweet marinade aux saveurs de coriandre frais, Cannelloni à la wakamé, Salade de pommes et fraises aux paillettes d’algues

Graines germées de Valérie Cupillard
De fines recettes très Cupillardiennes, magnifiquement mises en valeur par les photos de Philippe Barret et de Myriam Gauthier-Moreau. De quoi convaincre n’importe qui de la valeur gustative des graines germées ! En introduction, on peut s’instruire des procédés de germination. Là encore, il manque à mon avis quelques informations nutritionnelles pour le rendre on ne peut plus complet. Le livre Graines germées et jeunes pousses de Lionel et Chantal Clergeaud, désormais plus édité, comportait cette dimension ; en contre-partie, il mettait un peu moins l’eau à la bouche. J’ai appris qu’ils avaient publié un nouveau livre, Graines germées, Stimulez votre vitalité : à découvrir.
Ex de recettes : Composition de crudités d’hiver, son petit verre de noisettes ; Vinaigrette d’herbe d’orge ; Mousse de pignon et de tournesol germé

Larousse du Chocolat, de Pierre Hermé
Je continue avec mon tour des livres mono-ingrédient, et vous présente un livre moins bio mais sur lequel je fonds littéralement...
Pierre Hermé, surnommé "le Picasso de la pâtisserie", pâtissier-chocolatier réputé, anime par ailleurs un atelier à l’Ecole Ferrandi- Haute Pâtisserie et a ouvert deux boutiques en son nom à Paris. Pour compléter ce Larousse, il a fait appel à la contribution de 54 pâtissiers-chocolatiers, auteurs culinaires, journalistes gastronomiques et autres mordus de la fève de cacao… Pas moins de 380 recettes, des fiches historiques, "tours de main" et conseil pratiques ! Pour tout vous dire, je n’ai pas encore désacralisé ce pavé et me surprend encore à le tenir et à le lire comme un livre de collection. Contrairement à Je veux du Chocolat de Trish Desseine (laquelle présente ici sa recette facile et végétale du Couscous au chocolat noir) , dont, par ailleurs, je ne me lasse pas de tourner les pages aux photos très designs, de nombreuses recettes sont végétales ou du moins adaptables à une alimentation végétalienne. De plus, contrairement aux apparences, ce livre me semble plus inventif, n’hésitant pas devant les expériences salées au chocolat ou des associations de parfums originales (par ex. chocolat noir/fenouil).
Ex. de recettes : Sorbet au chocolat et aux fleurs de lavande, Chocolat chaud à l’ancienne, Croustilles au chocolat noir et aux oranges confites

Trucs de pâtissier, de Bernard Loiseau et Gérard Gilbert
Ce n’est pas un livre de recettes à proprement parler. Il n’en est pas moins utile. Listés de A à Z, 250 trucs et astuces, dont, pour beaucoup, l’existence même m’échappait, viennent faciliter la réalisation des mets sucrés en général.
Ex de trucs : comment optimiser ses bâtons de cannelle, comment conserver ses fraises, dénoyauter des cerises avec un trombone

The Ultimate Uncheese Cookbook, de Joanne Stepaniak
Celui-là, je vous en ai déjà vanté les mérites. Sorti pour la première fois il y a 10 ans aux Etats-Unis, il a connu plusieurs rééditions. Et pourtant, en France, il n’est pas traduit, alors que, ironie du sort, c’est chez nous que les faux-fromages sont les plus difficiles à se procurer (à ma connaissance seule la web-boutique weggie-vave en vend). Les mêmes ingrédients reviennent (levure de bière, miso, tahin, tofu, haricots demi-sec) pour former, selon leurs dosages, des fromages variés, crémeux, frais ou à pâte dure, des sauces et fondues, des cheese-cakes. En bref, ce livre est un vrai bonheur.
Ex de recettes : Boursin, Gruyère Cheez Topping, Mocha Fudge Pie
Recettes testées sur Absolutely green (avec éventuellement modifications) : Feta, Fromage de chèvre, Mozzarella, Ricotta, Quiche aux 7 champignons et aux noix.

Le Guide culinaire d’Auguste Escoffier
Bon là, ce n’est pas le vieux grimoire que je vous sors de mes placards, mais ce n’est pas non plus la grande nouveauté culinaire de l’année. Ceci-dit, un demi-siècle avant la Nouvelle Cuisine, Escoffier a su créer une haute cuisine qu’il disait "confortable" et "pour les dames". Je parcours ses près de mille pages comme une base à idées, j’y apprends mes classiques gastronomiques. Rien que pour le mot "pudding" correspondent 39 recettes, et sans compter les puddings soufflés. Je regrette tout de même l’absence de photos, quoique pour représenter 5 000 recettes, je demande sûrement la lune… Un vrai guide !
Ex de recettes : Fèves à l’anglaise, Sauce aux groseilles, Soupe aux cerises.

Mon livre Miscellaneous

Rainbows & Wellies, de Jackie Redding et Tony Weston

Un peu d’humour british pour clore ce 2ème volet, avec ce livre que j’ai rapporté d’Ecosse. A Ullappol, il existait un Bed & Breakfast vegan, le Taigh na Mara. "Vegetarian Hotel of the year – 1995”, il avait été referencé par le British Tourist Authority en tant que "one of the place you only dream about". En passant par cette ville, j’ai voulu y séjourner, histoire de, mais c’était complet depuis longue date. Alors je me suis contentée de son livre de cuisine, présentant 14 menus et des photos de l’hôtel, au bord du Loch Broom, pour only dream about ! Il me semble que ce Bed & Breakfast a fermé, ses propriétaires s’étant aventurés ailleurs ; en tout cas le livre, lui, n’est plus édité.
Ex de recettes : Sushi MacHooshie, Orgasmic Chocolate Mousse, Butterscotch Ice-cream Gateau.
Côté humour, c'est plutôt râté, car on ne voit pas bien sur la photo (maintenant vous comprenez pourquoi j'ai décidé de passer par Amazon...) : le Monsieur, c'est-à-dire le cuisinier Tony Weston, porte dans ses mains des bananes. Ah ah ah !
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mercredi 19 avril 2006

Ma bibliothèque culinaire – 1er volet

Mille excuses à Fabienne. Je n’ose compter depuis combien de semaines je lui promets de répondre au questionnaire sur ma bibliothèque culinaire. J’en aurais mis du temps… Non pas par mauvaise volonté, au contraire. Plutôt que de négliger mes réponses, j’ai sans cesse remis ce questionnaire au lendemain. Avec le temps l’éventail de livres dont j’ai envie de vous parler s’est étendu, ce qui n’arrange pas mon entreprise. J’en suis à une quarantaine, rien que ça ! Alors aujourd’hui, c’est parti. Je vous ouvre la porte de ma bibliothèque culinaire (bon mes livres sont sur une étagère…). Et vous propose une visite en plusieurs volets, probablement trois. Ne vous étonnez pas, j’ai inséré au questionnaire quelques questions supplémentaires.
Je possède une soixantaine de livres (en comptant les livres que j’ai prêtés et ceux couplés d’une partie Nutrition/santé). C’est peu comparé aux bibliothèques de certain(e)s bloggers. Peu aussi si je regarde mes autres bibliothèques, notamment celles des sciences humaines. Et ridicule si je compte les milliers de livres qui me sont passés entre les mains pour mes études.
En même temps, je me demande combien de recettes s’entassent déjà sur mes étagères, sans compter mes carnets de notes, mal organisés d’ailleurs… Et oui, des livres j’en ai parfois trop mais jamais assez. Chacun d’entre eux apporte des recettes, mais surtout des manières de faire, des idées de combinaisons d’ingrédients, une exploration singulière des saveurs… et du rêve.
J’ai essayé d’axer ma présentation sur les livres actuellement édités, sachant que nombre des miens ne le sont déjà plus.

Mon premier livre

Cuisine de tous les pays, de Ginette Mathiot
Ma mère l’avait acheté. Ce n’est pas un livre végétarien et pourtant c’est avec son aide que j’ai fait mes premiers pas en cuisine et me suis initiée à d’autres cultures culinaires. Quand je suis partie de la maison familiale, j’ai tenu à avoir mon exemplaire personnel.
Ex. de recettes : Quenelles de sarrazin, Salade de Sfax, Miel de Pissenlits.


Livres que je conseillerais aux debutant(e)s

Le végétalisme en 118 recettes, par Chantal et Lionel Clergeaud
Chantal et Lionel Clergeaud sont ostéopathes et naturopathes. Ils ont publié il y a une dizaines d’années une série d’ouvrages de cuisine (graines germées, cuisine provençale, laits végétaux et.) vendus principalement en magasin biologique et dont les stocks s’épuisent désormais. Le végétalisme en 118 recettes m’a appris à cuisiner avec des produits un peu moins ordinaires comme le millet ou le tofu. Les recettes proposées sont simples, savoureuses et procurent des idées pour une alimentation saine au quotidien. Je pose tout de même un bémol pour les pâtisseries, trop souvent décevantes à mon goût.
Le livre n’est actuellement plus édité, mais on peut encore dénicher quelques exemplaires parmi les invendus de magasin bio ou dans des bouquineries. Par ailleurs, j’ai appris que Chantal et Lionel Clergeaud ont écrit un nouveau livre sur le végétalisme ; peut-être que certaines recettes y sont reprises… A vérifier.
Ex. de recettes : Macaronis à l’avocat, Saucisses aux marrons, Lait de framboises.

Recettes gourmandes pour personnes sensibles, de Eva Claire Pasquier
Mention spéciale pour ce livre particulièrement innovant à mon avis. Il relève avec brio le défi d’une cuisine sans lait de vache, ni œufs, ni gluten à la fois goûteuse et facile. Des fiches d’explications sur certains ingrédients sont insérées entre les recettes.
Ex. de recettes : Cake salé aux herbes, Gâteau fondant au chocolat, Nougat croquant au sésame
Recettes testées sur Absolutely Green (après éventuellement modifications) : Pain de sarrasin à la vapeur, Sauce tomate sans tomate, Gâteau quinoa-carottes aux épices, Galettes « Pink confetti » à l’indienne.

Sans lait & sans oeufs, de Valérie Cupillard
On ne présente plus Valérie Cupillard, nouvelle égérie de la cuisine biologique. Ce livre se structure en différents chapitres proposant des alternatives aux œufs, à la crème fraîche, au beurre, au fromage et au lait. Dans la famille Cupillard, c’est mon chou-chou. Des classiques de la cuisine végétarienne (l’houmous, le Pudding de tapioca/lait de soja) rencontrent des plats de fêtes (Bûchettes aux marrons, Diplomate aux poires).
Ex. de recettes (version modifiée) : Crème de quinoa cannelle cacao, Crumble de ratatouille, Pistou d’amandes
Recettes testées sur Absolutely Green : Pain de riz/quinoa aux morilles et à la sauge, Dôme de riz, au lait de lavande et au confit de citron.
Ex. de recettes : Crème de quinoa cannelle cacao, Crumble de ratatouille, pistou d’amandes

Vegan Cooking, d’Eva Batt’s
Lorsque je suis devenue végétarienne puis végétalienne, je ne connaissais personne susceptible de partager avec moi ce type d’alimentation. Je me suis tournée vers des associations anglo-saxonnes, et notamment britanniques, qui bénéficiaient d’une plus forte visibilité. Leurs boutiques/librairies m’affolaient tant elles étaient achalandées. A plusieurs reprises, j’ai commandé des livres de cuisine végétalienne à la Vegan Society.
Vegan Cooking est un classique du genre, plusieurs fois réédité. Je regrette juste l’absence de photos. En France, l’histoire du végétarisme a côtoyé celle du naturisme, ce qui explique que nombre de recettes tendent à être saines et utilisent des produits achetés en magasin biologique. La culture végétarienne anglo-saxonne est différente, plus axée sur la santé de l’animal mangé que sur celui/celle qui le mange ! Les livres de cuisine s’en ressentent. Si certaines recettes utilisent des aliments complets et/ou conviennent à un régime « healthy », elles s’apparentent plus que les françaises à la cuisine omnivore : moins de techniques spécifiques et plus de choix entre épicerie classique ou bio, pour le lectorat.
Ex de recettes : Cornish pasties, Marzipan, Chocolate ice-cream

Et je n’oublie pas le livret de 278 recettes constitué par AVIS (Association Végétarienne et végétalienne d’InformationS). Il est très complet et pourtant je n’ai pas encore testé ses recettes ; je crois que sa présentation, très dense, me décourage. Quoiqu’il en soit, je vous le conseille quand même, d’autant plus qu’il se télécharge gratuitement : format word 2000 (422 ko) ou pdf (333ko).
Ex. de recettes : Boulettes de millet, Pâté japonais, Muffins au beurre d’arachide.

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mardi 18 avril 2006

Brownies au cacao et aux fraises confites

Voici des brownies fondants, fruités et ultra cacaotés, qui disparaissent en un rien de temps… Je suis partie de la recette des brownies végétaux au cacao de Vegan-licious, que j’ai modifiée de-ci de-là pour obtenir au final quelque chose d’assez différent. Cette recette est plus sucrée que celle du départ et se suffit à elle-même (pas besoin de la servir avec une sauce).
Ingrédients
230 g de farine (j’ai pris de l’épeautre)
100 g de sucre rapadura
150 ml d’eau
125 ml de sirop d’érable
75 ml d’huile végétale (j’ai fait un mélange d’huile de tournesol et de sésame)
140 g de confit de châtaigne au sucre rapadura (ou de crème de marrons pour les super-pressé(e)s)
75 g de fraises séchées
60 g de cacao (j’ai pris du dégraissé)
1,5 cuiller à café de poudre levante
¼ cuiller à café de sel

Préparation
Préchauffez le four à 180°C (th 4) et huilez un moule carré.
Mélangez dans un saladier la farine, le sucre, le cacao, la poudre levante et le sel. Dans un bol, mélangez l’eau, le sirop d’érable, l’huile, le confit de châtaignes. Versez dans le saladier avec les fraises, et mélangez à nouveau.Versez la pâte dans le four et faites cuire environ ½ heure. Laissez refroidir avant de découper.
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Confit de châtaignes au sucre Rapadura

Je préfère préparer moi-même la "crème de marrons". Cela me permet de la sucrer à ma convenance et avec du suc de canne s'il-vous-plait. Il est bien entendu possible de la réaliser à partir de châtaignes entières, épluchées, bouillies/cuites à la vapeur et écrasées. Pour des raisons pratiques, je me base sur de la purée toute faite.
Dans les commerces, les "crèmes de marrons" ne sont qu’à 40% de fruits pour 60% de sucre blanc. J’inverse largement ces proportions. A vous de trouver votre juste dosage…

Ingrédients
Pour 200 g de purée de châtaignes
100 g de sucre rapadura
un peu d’eau

Préparation
Combinez la purée de châtaignes, le sucre et assez d’eau pour diluer le sucre. Mettez sur le feu (tout en écrasant grossièrement la purée à la fourchette si besoin) et laissez mijoter une dizaine de minutes, en tournant de temps à autre.
Personnellement je préfère le confit avec quelques morceaux de châtaignes (en fait morceaux de purée non dilués), mais si vous souhaitez un résultat homogène, un passage au mixer, et le tour sera joué !

Remarque : et pourquoi ne pas y ajouter le parfum de votre choix : ½ cuiller à café d’arôme de vanille, 1 goutte d’huile essentielle d’orange, cannelle, cacao etc. ?
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lundi 17 avril 2006

Crème légère au cacao et à la rose de cardamome

Les crèmes-dessert végétales ont tout pour plaire. Polyvalentes, légères, digestes, elles sont de véritables délices. Et en plus, en général à base d’amidon et de lait végétal, elles sont très simples à réaliser.
Pour celle-ci j’ai utilisé de l’arrow-root pour donner une consistance assez élastique. En le remplaçant par de la Maïzena, vous obtiendrez une crème qui s’apparente à la Custard anglaise ou au Mouhallabia du bassin méditerranéen.


Ingrédients
½ litre de lait de soja
3 cuillers à soupe d’arrow-root
1 cuiller à soupe d’eau de rose
8 cuillers à café de rapadura
4 cuillers à café de cacao amer (je prends du dégraissé)
2 pincées de poudre de cardamome
facultatif : copeaux de chocolat noir

Préparation
Diluez la poudre de cacao dans un peu de lait de soja. Mélangez les autres ingrédients dans une casserole et faites chauffer jusqu’à épaississement, sans cesser de tourner avec une cuiller en bois. Ajoutez le cacao dilué et mélangez bien. Versez dans un compotier ou des ramequins individuels et laissez refroidir.Au moment de servir, parsemez de copeaux de chocolat.
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dimanche 16 avril 2006

Pain de maïs à la laitue de mer (sans gluten – cuisson vapeur)

Ne vous fiez pas aux apparences : si, d’extérieur, ce pain prend l’allure d’un roquefort, il vous étonnera par son goût fruité et beurré. Moins humide et un peu plus dense que le pain de sarrasin, il se découpera en tranches fines et régulières, joliment marbrées.

Ingrédients
250 g de farine de maïs
100 g de farine de riz
50 g de flocons de millet
40 g de laitue de mer fraîche (pour plus de détails sur cet ingrédient, cliquez ici)
1 cuiller à café de sel marin
1 petite cuiller à soupe de levure de boulanger (type Saf)
eau tiède

Préparation
Diluez la levure de boulanger dans 250 ml d’eau.
Trempez la laitue de mer dans un saladier d’eau pour la laver. Si vous sentez entre vos doigts ses minuscules pieds, arrachez-les. Egouttez-la et découpez-la grossièrement aux ciseaux.
Mélangez tous les ingrédients dans un saladier. Rajoutez un peu d’eau jusqu’à obtention d’une pâte à gâteau sablonneuse.
Versez dans un panier vapeur garni de papier cuisson (Echo/sulfu, éventuellement huilé), couvrez et laissez reposer 2 heures dans un endroit tiède.
Faites cuire à la vapeur, environ 1 heure. Attendez que le pain soit refroidi avant de décoller le papier cuisson.
Astuce : J’utilise pour la cuisson vapeur des paniers en bambou. En cas de cuisson prolongée, je limite l’évaporation de l’eau indésirable en calfeutrant l’interstice entre la casserole et le panier à l’aide d’un torchon roulé serré et attaché avec une pince à linge en bois (précaution pour les cuisinières à gaz : vérifiez qu’aucune flamme ne dépasse de la casserole…)

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samedi 15 avril 2006

Mayonnaise au tofu

Il existe toute une panoplie d’alternatives végétales à la mayonnaise aux œufs. Toutes ont l’avantage d’être légères et digestes. Je vous présente en premier la plus commune, celle au tofu. Les doses sont à titre indicatif ; n’hésitez pas à remplacer la moutarde par du vinaigre ou du jus de citron, selon vos goûts mais aussi les aliments accompagnés. De même, rien ne vous interdit de l’aromatiser ou de la colorer…

Ingrédients
Pour 250 g de tofu (soyeux de préférence)
2 cuillers à soupe d’huile végétale (de préférence, 1ère pression à froid)
1/4 à ½ cuiller à soupe de moutarde
sel

Préparation
Mixez le tofu, l’huile et le sel. Ajoutez la moutarde (ou/et le vinaigre/citron) petit à petit jusqu’à satisfaction. Mixez le tout.
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Yaourts de soja sans yaourtière

Je ne possède pas de yaourtière. Cela ne m’empêche pas de confectionner de délicieux et onctueux yaourts de soja "maison". Car, il faut bien le reconnaître, les yaourts "maison" n’ont pas leurs pareils dans les commerces.
Je me sers de ma boîte de cuisson sans énergie, mais à défaut, vous pouvez tout autant prendre une boîte en carton remplie de papiers journaux.

Ingrédients
Pour un litre de lait de soja
1 cuiller à soupe de yaourt de soja
Bocaux, 1 casserole et une cuiller stérilisés (je les ébouillante)

Préparation
Avec un thermomètre de cuisson (stérilisé)
Faites chauffer le lait dans la casserole. Arrêtez le feu dès que la température atteint environ 37°C. Ajoutez et mélangez bien le yaourt. Versez dans les bocaux que vous fermerez et déposerez aussitôt dans votre boîte pendant au moins 8 heures.

Sans thermomètre de cuisson
Faites chauffer le lait dans la casserole jusqu’à ébullition. Versez-le dans les bocaux que vous refermerez. Patientez un moment et vérifiez que la température rejoint celle de notre corps en posant vos mains sur le verre. Mélangez alors le yaourt au lait. Fermez les bocaux et déposez-les aussitôt dans votre boîte pendant au moins 8 heures.

Remarque : Je vous déconseille d’ajouter des arômes, zestes de fruits etc. aux yaourts alors qu’ils fermentent. Une seule bactérie suffit pour leur donner un mauvais goût, dans le meilleur des cas, et/ou vous intoxiquer dans le pire des cas. Ce serait dommage !
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vendredi 14 avril 2006

La boîte de cuisson sans énergie : écologique, économique et pratique

Durant mes longues vacances étudiantes et avant que mémoires et thèse envahissent mon quotidien et mes étés, je suis partie travailler dans des fermes biologiques à l’étranger (main d’œuvre contre logis et couverts). Une superbe occasion de mêler perfectionnement des langues, apprentissage de méthodes alternatives et rencontres enrichissantes, à moindre frais. Et si le domaine agricole restait privilégié, je n’en ai pas moins apprivoisé divers aliments, techniques et recettes culinaires.
Sunseed Desert Technology était une communauté agricole (je viens d’apprendre que, depuis 2003, c’est désormais une entreprise), implantée près d’Almeria, au sud-est de l’Espagne. En lien, avec des Universités anglaises, elle tâche d’inventer, de développer et de promouvoir des techniques tant écologiques qu’économiques pour les Pays qui subissent un climat semi-aride, notamment en Afrique. La population de Sunseed rassemblait en grande partie des étudiants anglais, descendus pour un temps plus un moins long ; certains d’entre eux y expérimentaient leurs travaux d’études. Sunseed étant vouée à venir en aide aux populations qui, dans le monde, souffrent de la pauvreté et de la faim, la cuisine ne pouvait qu’être végétarienne (à tendance végétalienne), à mon grand plaisir : il est démontré que, si tout le monde adoptait un régime végéta*ien, on réduirait à zéro les problèmes de faim et de sous-nutrition car, non seulement cette alimentation est moins coûteuse en terre, énergie et eau, mais il faut ajouter que la production de viande paupérise les pays déjà pauvres (les populations cultivent du maïs ou du soja pour nourrir les bétails en Occident, plutôt que de développer des cultures vivrières) – ces calculs ne prennent néanmoins pas en compte les questions de répartition.

En cuisine, Sunseed est équipée de deux moyens de cuisson verte (peut-être plus depuis…) : un four à énergie solaire et une boîte de cuisson sans énergie. Le premier est un système de vitres qui permet, grâce à l’action du soleil, de chauffer par exemple une tasse d’eau. Vous comprendrez que cette technique n’est valable que lorsque le soleil tape dur – je n’ai même pas tenté d’importer ce four sous le soleil nantais ! La boîte de cuisson sans énergie enferme hermétiquement des aliments préalablement chauffés : la cuisson se poursuit d’elle-même. Il ne s’agit pas d’une invention « sunseedienne » à proprement parler. Des peuples se servent déjà de ce principe multi-séculaires de par le monde (enterrer des plats sous terre, cocottes-gigogne…). La contribution de cette communauté réside avant tout dans la transmission du principe. Et pourtant les boîtes que j’y ai découvertes ne donnaient pas très envie de renouveler l’expérience. Cuits dans des assemblages de bric et de broc, de divers matériaux recyclés (même avec une roue de vélo !), les mets étaient rarement cuits à point. De retour en France, j’ai souhaité tout de même me fabriquer une boîte. La mienne n’est pas un exemple écologique car, voulant la rendre la plus hermétique possible (et déterminer si ça pouvait fonctionner dans ces conditions optimales), j’ai utilisé du polystyrène. Depuis 10 ans, elle ne s’est pas abîmée donc je la conserve telle quelle. Si l’expérience était à refaire, je choisirais des matériaux moins polluants (des coussins de paille ?).

Mode de fabrication
Je ne vous indique pas de mesures car ces dernières dépendent de votre cocotte.
Voici comment j’ai construit la mienne : j’ai assemblé une boîte en bois, puis ai garni son intérieur d’une double couche de polystyrène. Lorsque j’y dépose ma cocotte, je comble tous les vides avec des torchons.

Mode d’emploi
Cette boîte est idéale pour cuire des plats à base de céréales et/ou de légumineuses, des puddings et gâteaux de semoule (plus la peine de tourner et tourner avec une cuiller pour éviter les grumeaux qui finissent inévitablement par apparaître) et pour faire soi-même des yaourts (recette à venir).
Pour des cuissons courtes (20-30 minutes environ) : pré-cuisez sur le feu les aliments 5 minutes, couvrez et enfermez la cocotte dans la boîte pendant 1,5 fois le temps restant nécessaire. Soit, pour une cuisson de 20 minutes : 5 minutes sur le feu et 22-23 minutes dans la boîte.
Pour les cuissons plus longues (1h-2h…) : pré-cuisez sur le feu les aliments 10 minutes, couvrez et enfermez la cocotte dans la boîte pendant 1,5 fois le temps restant nécessaire. Soit, pour une cuisson de 1h30 : 10 minutes sur le feu et 2h30 dans la boîte. Personnellement, je préfère prolonger la cuisson des légumineuses sur le feu pour les attendrir et détruire des enzymes indésirables, soit 45 minutes sur le feu et 1h30 dans la boîte.
La boîte de cuisson ne surcuit jamais les aliments, limite les buées sur les fenêtres et odeurs de cuisine. On peut oublier sa cocotte la journée durant sans problème. Une dernière remarque : pensez à verser moins d'eau de cuisson, car son évaporation se limite aux premières minutes sur le feu...

Photos 1 & 2 : Sunseed

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